L’observation de soi

L’observation de soi est très difficile. Plus vous essaierez, plus vous vous en rendrez compte.

Pour le moment, vous ne devez vous y exercer, non pas en vue d’un résultat, mais pour comprendre que vous ne pouvez pas vous observer. Jusqu’ici vous avez imaginé vous voir et vous connaître.

Je parle d’une observation de soi objective. Objectivement, vous n’êtes pas capable de vous voir, même pour une minute, parce qu’il s’agit là d’une fonction différente: la fonction du maître.

Si vous croyez pouvoir vous observer pendant cinq minutes, c’est faux; que ce soit vingt minutes ou une minute, c’est égal. Si vous constatez simplement que vous ne pouvez pas vous observer, alors vous avez raison. Votre but est d’y parvenir.

Pour atteindre ce but, vous devez essayer et essayer encore. Si vous essayer, le résultat ne sera pas l’observation de soi dans le plein sens du mot. Mais le fait même d’essayer fortifiera votre attention. Vous apprendrez à mieux vous concentrer. Tout cela vous sera utile plus tard. C’est seulement plus tard que vous pourrez commencer à vous rappeler vous-même véritablement.

Aujourd’hui, vous ne disposez que d’une attention partielle, venant par exemple du corps, ou du sentiment.

Si vous travaillez consciencieusement, vous vous rappellerez vous-même, non pas davantage, mais moins, parce que le rappel de soi est de plus en plus exigeant. Ce n’est pas si facile, si bon marché.

L’exercice de l’observation de soi suffit pour des années. Ne tentez rien d’autre. Si vous travaillez consciencieusement, vous verrez ce dont vous avez besoin.

New York, 13 mars 1924.

Georges Ivanovitch Gurdjieff

Gurdjieff parle à ses élèves

Editions du Rocher

Amitiés, bon dimanche: Claude Sarfati.

Bonne année du Serpent de Bois

Le Nouvel An Chinois, également appelé le Festival du Printemps ou Chun Jie (春节) en chinois, est une célébration d’une profonde importance dans les communautés asiatiques à travers le monde. Cette fête millénaire est riche en histoire, en culture et en symbolisme, et elle marque le début du Nouvel An lunaire chinois. L’année 2025 est particulièrement significative, car elle célèbre l’année du Serpent de Bois dans le zodiaque chinois. Dans cet article, nous explorerons en détail les origines, la culture, les repas, les célébrations et les symboles qui rendent cette fête si unique et importante.

Histoire et Origines du Nouvel An Chinois

L’histoire du Nouvel An Chinois remonte à des milliers d’années, aux débuts de la civilisation chinoise. Ses origines sont entourées de légendes et de mythes, mais elles sont généralement associées à la dynastie Shang (1600-1046 av. J.-C.). À cette époque, le calendrier chinois était basé sur le cycle lunaire, et le Nouvel An marquait le passage de l’hiver au printemps. Cette transition était perçue comme un moment de renouveau, de renaissance de la nature et d’espoir pour l’année à venir.

L’Année du Serpent de Bois

Le Zodiaque Chinois

Le Nouvel An Chinois est marqué par le zodiaque chinois, également connu sous le nom de Shengxiao (生肖). Ce zodiaque se compose de douze signes animaux, chacun étant associé à une année spécifique selon un cycle de douze ans. Ces signes sont le Rat, le Bœuf, le Tigre, le Lapin, le Dragon, le Serpent, le Cheval, la Chèvre, le Singe, le Coq, le Chien et le Cochon. Chaque année est également associée à l’un des cinq éléments chinois : le Bois, le Feu, la Terre, le Métal et l’Eau. Cette combinaison crée un cycle de soixante ans, avec un signe animal et un élément associé à chaque année.

Caractéristiques du Serpent

Le Serpent, dans le zodiaque chinois, est réputé pour sa sagesse, son intuition et son charme mystérieux. Les natifs de ce signe sont souvent vus comme réfléchis, calmes et perspicaces. Ils sont également associés à la ruse et à la capacité de résoudre des problèmes complexes grâce à leur intelligence.

En 2025, l’année sera également influencée par l’élément du Bois, qui ajoute une dimension de croissance personnelle, de créativité et d’équilibre au Serpent. Les personnes nées sous le signe du Serpent de Bois sont perçues comme stratégiques, patientes et dotées d’une grande capacité d’adaptation. Ce mélange de traits suggère une année propice à la planification réfléchie et aux initiatives créatives.

Dates de début et de fin des années du Serpent

Chaque année du Serpent suit un cycle de douze ans. Voici quelques exemples des dates de début et de fin des années du Serpent :

  • Année du Serpent 1953 : du 14 février 1953 au 3 février 1954
  • Année du Serpent 1965 : du 2 février 1965 au 20 janvier 1966
  • Année du Serpent 1977 : du 18 février 1977 au 6 février 1978
  • Année du Serpent 1989 : du 6 février 1989 au 26 janvier 1990
  • Année du Serpent 2001 : du 24 janvier 2001 au 11 février 2002
  • Année du Serpent 2013 : du 10 février 2013 au 30 janvier 2014
  • Année du Serpent 2025 : du 29 janvier 2025 au 16 février 2026

Les natifs de l’année du Serpent sont souvent très valorisés pour leur capacité à s’adapter aux défis et à transformer les obstacles en opportunités. L’année 2025 sera marquée par des thèmes de réflexion, d’introspection et de renouveau créatif.

Source: Chine Informations

Amitiès

Claude Sarfati

Selection 2025 Guide de la Voyance

Les enseignements du Nagual (dialogue intérieur)

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Un autre aspect important du travail avec les disciples était la maîtrise de la pause mentale ou, en d’autres termes, l’arrêt du dialogue intérieur (le premier terme est plus approprié, car avec les dialogues intérieurs il y a aussi les monologues intérieurs).

C’est un préalable absolument nécessaire à la maîtrise du nagual, car le nagual est maîtrisé au moyen de la méditation, et la méditation, comme Rajneesh l’a si bien dit, est l’état de non-mental. C’est-à-dire, pour apprendre à immerger la conscience dans le nagual, on doit apprendre à cesser, à couper le mental.

Afin d’atteindre la pause mentale, don Juan employait les techniques suivantes:

1. Drogues psychédéliques. Il devrait être noté, cependant, que don Juan a employé cette méthode seulement au début de leur travail commun, et l’a abandonné plus tard. En second lieu, Castaneda s’est plaint après que bien qu’il ait été immensément reconnaissant à don Juan pour tout ce qu’il avait fait pour lui, néanmoins son foie (de Castaneda) était encore marqué par des cicatrices. Par conséquent, il est absolument non recommandé de suivre leur exemple quant à l’emploi de drogues psychédéliques. D’autant plus qu’il y a d’autres moyens bien plus efficaces et plus inoffensifs afin de maîtriser la pause mentale à notre disposition.

2. Regarder fixement. On devait regarder fixement un certain objet pendant longtemps, par exemple, un ravin, le courant de l’eau, et ainsi de suite. En conséquence, la première attention devenait épuisée laissant place à la deuxième attention.

3. Suspension prolongée de son corps sur des appareils comme une balançoire.

La formation mentionnée ci-dessus résultait en l’atteinte de l’état appelé wu-wei dans le yoga chinois — non agir, c’est à dire non agir sur le plan physique, quand le mental (manas) s’arrête, alors nous obtenons l’occasion pour la méditation dirigée, pour l’activité de la bouddhi (conscience). Manas et bouddhi sont en interrelations: ils ne peuvent agir simultanément; à tout moment un seul d’entre eux fonctionne. (Ce qui ne signifie pas qu’une personne sans corps ou en état de méditation perd la raison. Non. Une conscience développée cristallisée pense. Mais elle pense d’une autre manière, pas d’une manière terrestre).

Une autre technique unique qui a été développée dans cette École par les prédécesseurs de don Juan est l’interaction intentionnelle avec des personnes-tyrans. La technique était utilisée pour l’accomplissement de l’impeccabilité du guerrier, c’est-à-dire la capacité de suivre des principes éthiques et d’adhérer à la stratégie du comportement objectivement valide dans des situations d’urgence. Autrefois dans le passé don Juan lui-même a été envoyé par son professeur à un féroce contremaître-tyran pour une telle formation. Au Mexique de telles personnes étaient considérées très rares, et d’en trouver un était considéré comme une grande chance par les guerriers.

… Maintenant, énumérons les méthodes de travail psycho énergétique utilisé dans l’École de don Juan:

1. Nettoyage de la luminosité intérieure ( le raffinement de la conscience).

2. L’utilisation de lieux de puissance — des zones énergétiquement favorables à la maîtrise de méditations particulière.

3. Rêver-ce à quoi l’on a donné beaucoup d’attention dans le travail de l’École. Qu’est-ce que c’est? Beaucoup de personnes, ayant lu les livres de Castaneda, essaient d’employer leur sommeil à cette fin sans succès. Non, ceci n’est pas la manière que cela doit être fait. Rêver est un synonyme du mot méditation. Du au fait qu’ils n’étaient pas au courant des termes généralement admis dans les autres pays, les Amérindiens d’Amérique Central ont dû trouver leurs propres mots pour dénoter des techniques, phénomènes, et objets de la pratique spirituelle. C’est la façon dont le terme rêvé est né, puisque les images méditatives ont des similitudes avec les images que l’on voit dans les rêves.

La formation spéciale en rêvant permettait aux disciples, en état de détachement du corps, de courir sur les murs, de s’élever le long des faisceaux d’énergie (les lignes du monde), et ainsi de suite.

4. Apprendre à agir dans des situations magiques extrêmes, intentionnellement créées par le maître. À cette fin, les vices moraux des disciples étaient employés. À ces fins, si un disciple avait une inclination à attaquer égoïstement d’autres personnes, on lui suggérait de participer à un combat magique qu’il perdrait à coup sûr. Et cela s’avérait salutaire pour tous les participants.

5. La technique de changement du point d’assemblage par l’impact énergique du maître (cela est appelé le coup nagual; le terme nagual avait une autre signification dans ce cas-ci: un chef qui maîtrisait le nagual était capable d’agir en lui et sur lui).

6. Pratique méditative de la mise à niveau des émanations d’énergie à l’intérieur du cocon en accord avec les émanations externes des plus hautes dimensions spatiales.

7. Le travail avec le hara visait le développement de l’aspect de puissance.

8. L’utilisation d’alliés (c’est-à-dire, d’esprits). Cela était fait en deux variantes.

La première — l’apprivoisement des esprits qui devaient, selon les plans, devenir des aides et des protecteurs du sorcier. Don Juan et son ami Genaro ont eu de tels alliés au commencement de leur recherche spirituelle.

Mais chacun doit être averti que c’est une pratique incorrecte et dangereuse, que nous ne devrions nullement essayer d’imiter. D’ailleurs, don Juan et Genaro ont renoncé à cette pratique plus tard.

L’autre variante du travail avec les alliés consistait à les chasser. Il n’est pas étonnant qu’une telle pratique ait été inventée par les Amérindiens qui vivaient en contact constant avec la nature. Ainsi, on disait aux disciples qu’à un certain moment ils étaient certains de trouver un allié sous la forme humaine masculine qui les défierait au combat. On peut perdre ce combat, laissant place à la peur, ou on peut le gagner. Dans le dernier cas, le guerrier acquiert la puissance de cet esprit.

Et les disciples se préparaient pour un tel combat, qui pouvait avoir lieu à n’importe quel moment, en développant la vigilance (vivacité) et d’autres qualités nécessaires aux guerriers.

Sur la base de ce jeu éducatif, les disciples effectuaient, en particulier, le travail de développement de la bulle inférieure de perception.

Bon dimanche: Claude Sarfati

Les enseignements du Nagual (Tonal et Nagual)

Tonal et Nagual

Les enseignements de Juan Matus ont été décrits en détail par Carlos Castaneda — notre contemporain de Los Angeles. Ses livres connus de nous ont été édités dans la période de 1966 à 1987. Nous connaissons également le livre par D.C. Noel Rencontrer Castaneda, qui contient des entrevues avec lui.

Il doit être noté tout de suite que dans ses livres Castaneda décrit la période de son rapport avec don Juan qui a duré pendant environ trois décennies. Au cours de cette période, c’était non seulement Castaneda qui a avancé dans son développement, mais également don Juan lui-même. En lisant les livres de Castaneda, on peut voir les débuts ainsi que le développement de la recherche spirituelle personnelle de don Juan, qui n’était pas sans erreurs. C’est pourquoi le concept spirituel de cette École doit être évalué non sur ce que don Juan a fait au cours de ces décennies, mais sur ce qu’il a atteint vers la fin de sa vie terrestre.

Ainsi, le futur auteur de livres à gros tirage au sujet de l’école de Juan Matus, Carlos Castaneda était un étudiant préparant une licence d’enseignant dans une université aux États-Unis, se spécialisant en anthropologie. Il a dû rassembler le matériel pour sa thèse, alors il est allé au Mexique étudier l’expérience des Amérindiens qui employaient des plantes médicinales et psychotropes. À son arrivée au Mexique, il a commencé à rechercher des personnes compétentes en cette matière. Il fût présenté à un Amérindien, dont le nom était Juan Matus, qui accepta de fournir les données nécessaires dont il avait besoin gratuitement.

Ils ont fait connaissance, ensuite leur travail commun commença. En temps opportun, Castaneda découvrit que don Juan possédait non seulement la connaissance au sujet des qualités des plantes, mais également au sujet de l’art ancien de la sorcellerie amérindienne toltèque. D’ailleurs, don Juan s’avérait être un sorcier lui-même. Pour la première fois dans sa vie, Castaneda se trouva confronté à des phénomènes qui étaient au-delà de ses croyances séculaires et religieuses. En guise d’exemple, il s’avérait que les lézards pouvaient parler, les gens pouvaient voler avec leurs corps, extraire diverses choses hors de nulle part, et ainsi de suite. Castaneda s’est trouvé captivé par tout ceci et y était intéressé en tant que scientifique, c’était un nouveau domaine de connaissances pour lui.

Une fois, don Juan invita Castaneda à une réunion où ses associés prenaient des substances psychédéliques faites maison. Castaneda en consomma lui aussi. Et ce qui ce produisit ensuite fît que don Juan, pour la première fois, vît Castaneda en tant que disciple prometteur.

Don Juan était un mystique; il percevait le monde entier d’une manière mystique. En particulier, il attachait une grande importance aux prétendus signes venant à lui d’une autre réalité.

Il arrivait que Castaneda, en avalant du peyotl, commence à jouer un jeu étrange avec un chien. Ils commençaient par s’uriner l’un sur l’autre… C’était le comportement du chien, absolument hors de l’ordinaire pour un chien, qui était important ici. Cela a été interprété par don Juan comme un signe de Dieu (Qui était nommé Puissance dans cette tradition) indiquant l’importance de Castaneda qui n’était pas un Amérindien avait pour cette l’École. Après ce moment, Castaneda est devenu un membre de la partie (c’est-à-dire, du groupe) des disciples de don Juan. Et don Juan commença à l’initier graduellement dans la connaissance secrète de son École.

Quelles étaient les vues conceptuelles de cette École?

L’univers se compose de deux mondes parallèles; le premier d’entre eux s’appelle le tonal (c’est-à-dire, le monde des choses matérielles) et le second — le nagual (le monde immatériel).

Nous communiquons avec le monde de la matière par la soi-disant première attention, transmit par les organes des sens du corps physique.

Pour devenir capable de connaître le nagual, on doit développer la deuxième attention, la clairvoyance.

Il y a également la troisième attention, au moyen de laquelle on perçoit le Créateur et Sa Manifestation, que don Juan mentionnait en tant que Feu.

Selon la mythologie partagée par les prédécesseurs de don Juan, le monde est régi par l’Aigle divin universel. C’était leur concept de Dieu. Bien que cela semble fantastique, c’est monothéiste.

Cet Aigle Se nourrit des âmes humaines qui quittent leur corps. Mais l’Aigle confère également la chance à certains d’éviter Son bec après la mort et de réaliser l’immortalité, à condition que pendant la vie dans leur corps ils aient acquis les qualités nécessaires pour cela, qu’ils se soient développées comme consciences au niveau nécessaire, et qu’ils aient obtenu la puissance requise.

Ce concept contenait un élément de peur, qui était censé forcer une personne à faire des efforts afin de se perfectionner. Mais, comme Jésus-Christ, don Juan était fortement opposé à cette attitude envers Dieu, qui était basée sur la peur. Il disait que pour approcher Dieu, on doit prendre le chemin du cœur — qui est le chemin de l’Amour. Il est intéressant de constater que don Juan soit venu à cette compréhension indépendamment de l’influence d’autres traditions spirituelles. Il n’était pas au courant des enseignements de Krishna ou de Jésus-Christ, n’avait jamais lu des livres soufis ou taoïstes. Il est évident qu’il n’avait pas lu le Nouveau Testament; autrement il l’aurait certainement cité.

à suivre;-)) Claude Sarfati