Un livre dans le tiroir de l’empereur

Si le Yi Jing est un livre que l’on consulte par le biais d’un rite, pour comprendre la nature de notre harmonie Yin Yang (du moment) et l’harmonie qui nous entoure ; il est aussi et surtout un livre de sagesse.

Confucius qui était un très haut dignitaire (conseiller de l’empereur) considérait que l’harmonie était d’abord: la bonne entente entre les hommes.

Dans cette triade Terre -Homme- Ciel, il a mis l’homme au centre.

Le Yi King était pour lui un bon moyen de faire passer une morale issue de la transmission de rites, le plus important en Chine étant : le culte des ancêtres.

« Qui ne sait gouverner soi-même, comment pourrait-il gouverner les autres ? »

Phrase attribuée à Confucius que l’on trouve dans les commentaires de l’hexagramme: 34.Ta tchouang / La prépondérance du grand.

L’exigence est grande, le Yi King n’a aucun intérêt si le consultant ne tient pas compte des conseils qui lui sont prodigués.

Cela complique les choses concernant les prédictions, comment savoir si les conseils seront suivis ?

Ce n’est que lorsque le fait relatif à la question évolue dans un sens ou dans un autre, que nous saurons…

Le Yi Jing est un outil de développement personnel (dans tous ses aspects) d’une redoutable efficacité, comme le dit Cyrille ‘ JD ‘ Javary: on a tout a gagner de le consulter.

Toujours très utilisé en Chine de manière très rituelle et très discrète, il devient chaque jour plus présent dans le monde entier et c’est tant mieux !

Peut-être traîne t-il encore dans un tiroir d’un de nos nouveaux empereurs…

Ce serait bien !

Claude

Chapitre XVII. Le «Wang» ou le roi-pontife

Wang (chinois) = roi.

L’idéogramme wang est composée de trois traits horizontaux figurant respectivement le Ciel, l’Homme et la Terre, et unis en ouvre, en leur milieu, par un trait vertical, car, disent les étymologistes, «la fonction du Roi est d’unir».

Ce que ce caractère désigne proprement, c’est donc l’Homme en tant que terme médian de la Grande Triade, et envisagé spécialement dans son rôle de «médiateur»; nous ajouterons, pour plus de précision encore, que l’Homme ne doit pas être considéré ici seulement comme l’«homme primordial», mais bien comme l’«Homme Universel» lui-même …(pp. 144-145)

Tchoung-Tao ‘ Voie du Milieu.

En tant que le Wang s’identifie à l’axe vertical, celui-ci est désigné comme la «Voie Royale» (Wang-Tao); mais, d’autre part, ce même axe est aussi la «Voie du Ciel» (Tien-Tao) . (p. 147)

Wang est Pontifex, selon la plus rigoureuse étymologie du nom. Il est celui qui fait le pont et le pont lui-même par lequel s’opère la communication avec les états supérieurs.

C’est pourquoi nous pensons que l’expression de «Roi-Pontife» est la seule qui puisse rendre convenablement le terme Wang, parce qu’elle est la seule qui exprime complètement la fonction qu’il implique; et l’on voit ainsi que cette fonction présente un double aspect, car elle est à la fois, en réalité, une fonction sacerdotale et une fonction royale.“ (p. 149)

Le Roi-Pontife rappelle les Rois-Mages.

Le Wang a reçu le mandat du Ciel directement ou indirectement. Dans le dernier cas il remplit une fonction à la manière rituele, même s’il n’est pas préparé pour cela à intérieur.

De la même manière il existe une transmission de l’influence spirituelle ou barakah, par cette transmission, un Khalîfah peut tenir la place du Sheikh et remplir valablement sa fonction, sans pourtant être parvenu effectivement au même état spirituel que celui-ci.

René Guénon, La grande triade (extraits)

La Symbolique du Yi King

Dans la Symbolique du Yi King, les deux premiers trais du bas représentent La Terre. Sur le corps humain le 1er trait représente Les pieds,

le 2ème, Les genoux

Les deux traits du milieu représentent les hommes et sur le corps, le troisiéme trait, Le sexe, L’instinct ; le 4eme trait, Le coeur.

Les deux traits du haut représentent Le ciel et sur le corps, le 5eme trait, Le plexus solaire (L’assurance intérieure)

Enfin, le 6eme trait représente La tête (Les pensées)