On voit encore des gens qui marchent au bord des fleuves Alors que les bombes, les bombes pleuvent Qui font un bouquet de fleurs, d’un au revoir Qui laissent au matin une chance pour le soir
On voit parfois des gens qui flânent sur les trottoirs Qui, malgré les lumières, essaient de voir Et une étoile filante qui traverserait le noir Une étoile filante qui serait la leur, ce soir
Qui cherchent à entrevoir Au milieu de ce grand désespoir Le courage, l’envie d’être honnête Et la beauté d’être à part Le courage, l’envie d’être honnête Et la beauté d’être à part
On voit tellement de gens qui hésitent et qui doutent Et si c’était pas la bonne, cette route On voit encore des gens, là-haut, sur la montagne Malgré les orages et la tramontane
Qui essaie d’entrevoir Au milieu de ce grand désespoir Le courage, l’envie d’être honnête Et la beauté d’être à part
Pourrait-il entrevoir Au milieu de ce grand désespoir Le courage, l’envie d’être honnête Et la beauté d’être à part?
On voit toujours des gens que l’amour dérange Qui refusent la vie et ses beaux mélanges Et si y avait quelqu’un, là-haut, dans l’univers Qui nous regardait se regarder de travers
Il reste quelques heures avant la fin du jour Et si l’on partait, juste faire un tour Juste toi et moi, là, aux alentours On pourrait peut-être tenter le détour
Pour peut-être entrevoir Au milieu de ce grand désespoir Le courage, l’envie d’être honnête Et la beauté d’être à part Le courage, l’envie d’être honnête Et la beauté d’être à part
1960. Rome et l’Italie tout entière se préparent à vivre à l’heure des Jeux Olympiques. Dans la sauvage campagne calabraise, un petit paysan, Mimi, n’a qu’une passion, courir, encore et toujours bien que son père, Nicola, ne soit pas d’accord. Pour lui, le seul avenir de son fils ce sont ses études et le travail de la terre.
« On voit ce qui a pu séduire Comencini dans cette histoire : la volonté d’un enfant d’affirmer son autonomie face aux adultes, de se faire reconnaître dans son identité longtemps offusquée par des millénaires d’assujettissement des enfants aux choix que les parents font à leur place, d’échapper à la condition de bête de somme à laquelle on aurait voulu le réduire. A cet égard, la séquence du travail de Mimi dans une corderie, atelier qui ressemble davantage à un lieu de bannissement et de travaux forcés qu’à une entreprise destinée à donner un emploi à des êtres humains, en dit long sur la volonté de Comencini de dénoncer un scandale : le travail des enfants en lieu et place de la scolarisation, problème typique d’une Italie méridionale et d’une économie souterraine qui considèrent déjà l’enfant sous l’angle de la capacité productive.
Luigi Comencini est le réalisateur italien sur l’enfance, il sait nous montrer que nos vrais rêves viennent de notre enfance. Rien, si ce n’est nous-mêmes, ne peut nous empêcher de les réaliser.
Bonne écoute, ce film ne peut se trouver en dvd que dans la version italienne..
Pour vous souhaiter une bonne année, je vous propose une des dernieres composition de Léonard Cohen:
Happens to The Heart
I was always working steady But I never called it art I got my shit together Meeting Christ and reading Marx It failed, my little fire But it spread the dying spark Go tell the young messiah What happens to the heart
J’ai toujours travaillé assidûment Mais je n’ai jamais appelé ça de l’art Je m’étais repris J’ai rencontré le Christ et lu Marx Ça a échoué, mon petit feu Mais ça a propagé l’étincelle mourante Va dire au jeune Messie Ce qu’il advient au cœur
There’s a mist of summer kisses Where I tried to double-park The rivalry was vicious The women were in charge It was nothing, it was business But it left an ugly mark I’ve come here to revisit What happens to the heart
Il y a un brouillard de baisers d’été Où j’ai tenté de me garer en double-file La concurrence était vicieuse Les femmes en étaient responsables Ce n’était rien que du commerce Mais ça a laissé une vilaine marque Je suis venu ici pour revoir Ce qu’il advient au cœur
I was selling holy trinkets I was dressing kind of sharp Had a pussy in the kitchen And a panther in the yard In the prison of the gifted I was friendly with the guards So I never had to witness What happens to the heart
Je vendais des babioles religieuses Je m’habillais de manière assez stricte J’avais une chatte dans la cuisine Et une panthère dans le jardin Dans la prison des surdoués Je sympathisais avec les gardiens Afin de ne jamais avoir à témoigner De ce qu’il advient au cœur
I should have seen it coming After all, I knew the chart Just to look at her was trouble It was trouble from the start Sure, we played a stunning couple But I never liked the part It ain’t pretty, it ain’t subtle What happens to the heart
J’aurais dû le voir venir Après tout, je connaissais la charte Le simple fait de la regarder était un souci C’était un souci depuis le début C’est sûr, on a été un superbe couple Mais je n’ai jamais aimé cette partie Ce n’est pas joli, ce n’est pas subtil Ce qu’il advient au cœur
Now the angel’s got a fiddle The devil’s got a harp Every soul is like a minnow Every mind is like a shark Me, I’ve broken every window But the house, the house is dark I care, but very little What happens to the heart
Désormais l’ange a un violon Le diable une harpe Chaque âme est comme un fretin Chaque esprit comme un requin Moi, j’ai brisé chaque fenêtre Mais la maison, la maison est obscure Je m’inquiète, enfin très peu, pour Ce qu’il advient au cœur
Then I studied with this beggar He was filthy, he was scarred By the claws of many women He had failed to disregard No fable here, no lesson No singing meadowlark Just a filthy beggar guessing What happens to the heart
Ensuite j’ai étudié avec ce mendiant Il était dégueulasse, il était effrayé Par les griffes de nombreuses femmes Il a échoué à les ignorer Pas de fable ici, pas de leçon Pas de sturnelle(*) qui chante Juste un mendiant dégoûtant qui a deviné Ce qu’il advient au cœur
I was always working steady But I never called it art It was just some old convention Like the horse before the cart I had no trouble betting On the flood, against the ark You see, I knew about the ending What happens to the heart
J’ai toujours travaillé assidûment Mais je n’ai jamais appelé ça de l’art C’était juste une vieille convention Comme les bœufs avant la charrue Je n’ai jamais eu de souci à parier Sur le Déluge contre l’Arche Tu vois, j’ai su vers la Fin Ce qu’il advient au cœur
I was handy with a rifle My father’s .303 I fought for something final Not the right to disagree
J’étais habile de mes mains avec un fusil Le 303 de mon père Je me suis battu pour quelque chose de définitif Pas pour le droit de protester
*Sturnelle : Les Meadowlarks/Sturnelles sont des oiseaux des prairies du Nouveau Monde appartenant aux genres Sturnella et Leistes. Ce groupe comprend sept espèces d’oiseaux des prairies largement insectivores. Chez toutes les espèces, le mâle a au moins un dos noir ou brun et des parties inférieures largement rouges ou jaunes.