De sauvages bourrasques au loin ont projeté
Ces pierres de mémoire que sculptèrent des hommes
Eux les fils du granit qu’un glaive a mis à mort,
Au milieu des fureurs des révoltes qui disent
Combien est dense et grand le temps de l’espérance
Depuis toi qui vécus dans cette grotte sombre
Des années puis des siècles afin de nous rejoindre
Et vous autres menhirs aux frontons de héros
Par des mains érigés contre vents et marées
Vous tous tressés et dignes au creux de notre histoire
Puis vint le fracas mortel d’arquebuses et d’acier
Un fleuve qui charria la liberté vaincue
Ces gouffres de regards orphelins de la vie
Et ce soleil mourant sur d’antiques falaises
A faire trembler la terre de pleurs et de blasphèmes
Mais est venu ce temps émergeant des espaces nouveaux
Tout pétri d’héritage et de mondes à créer
Quand des yeux sans bandeaux enfin se dessillèrent
Sur tout ce qui fut tu et criblé par l’affront
Ce temps où s’enchevêtrent le sable et le diamant.
Pendant les vacances, je fais rien… rien. Je ne veux rien faire. Je ne savais pas où aller. Comme j’avais entendu dire : A quand les vacances ? A quand les vacances ? Je me dis : « bon ! Je vais aller à Caen. Et puis Caen, ça tombait bien, je n’avais rien à y faire. Je boucle la valise, je vais pour prendre le car, je demande à l’employé : • Pour Caen quelle heure ? Y me dit : • Pour où ? • Je lui dis : Pour Caen ! Y me dit : • Comment voulez-vous que je vous dise quand, si je ne sais pas où ? • Je lui dis : Comment vous ne savez pas où est Caen ? Y me dis : • Si vous ne me le dîtes pas ! • Mais je lui dis : Je vous ai dit Caen ! Y me dit : • Oui ! Mais vous ne m’avez pas dit où ! • Je lui dis : Monsieur, je vous demande une petite minute d’attention. Je voudrais que vous me donniez l’heure des départs des cars qui partent pour Caen ! • Pff…. • Je lui dis : Enfin, Caen, dans le Calvados ! Y me dit : • C’est vague • Je lui dis : En Normandie ! • Pff… • Je lui dis : ma parole vous débarquez ! Y me dit : • Ah ! Là où a eu lieu le débarquement ! en Normandie, à Caen ! • Je dis : Voilà ! • Hé bien, y me dit, prenez le car ! • Je lui dis : Il part quand ? Y me dit : • Il part au quart. Mais … (il regarde sa montre) • Je lui dis : Le quart est passé ? • Hé bien, m’y dit, si le car est passé, vous l’avez raté. • Alors, et le prochain ? je lui dis. Y me dit : • Il part à Sète
• Je lui dis : Mais y va à Caen ? Y me dit :
• Non, il va à Sète
• Je lui dis : Mais moi, je ne veux pas aller à Sète ; Je veux aller à Caen ! Y me dit :
• D’abord, qu’est ce que vous aller faire à Caen ?
• Je lui dis : Rien ! …Rien ! Je n’ai rien à y faire ! Alors y me dit :
• Si vous n’avez rien à faire à Caen, Allez à Sète
• Je lui dis : Qu’est ce que vous voulez que j’aille faire à Sète ? Y me dit :
• Rien !
• Ah ! je dis : Bon ! Si j’ai rien à y faire, alors d’accord. Alors je lui dis : Pour Sète y part à combien ?
• Eh bien, y me dit : Y part à 19 mais avec le chauffeur ça fait 20 !
• Je lui dis : Mais il est 20 ! Y me dit :
• Alors vous l’avez encore raté
• Alors je lui dis : C’est trop tard ! Y me dit :
• Pour Sète oui, mais si ça vous dit d’aller à Troyes j’ai encore une place dans ma voiture.
• Je lui dis : qu’est ce que vous voulez que j’aille faire à Troyes? Y me dit :
• Prendre le car !
• Je lui dis : Pour où ? Y me dit :
• Pour Caen !
• Je lui dis : Mais comment voulez vous que je vous dise quand si je ne sais pas où ? Y me dit :
• Comment ! Vous ne savez pas où est Caen ?
• Je lui dis : mais si je sais où est Caen ! ça fait une demie heure que je vous dis que c’est dans le Calvados ! Que c’est là où je veux passer mes vacances, parce que je n’ai rien à y faire ! Y me dit :
• Oh ! Ne criez pas, ne criez pas ! On va s’occuper de vous !
• Alors il a téléphoné au dépôt, mon vieux (regardant sa montre) à 22 le car était là, les flics m’ont embraqué à 3 et je suis arrivé au quart où j’ai passé la nuit ! Voilà mes vacances….