Vivre en unité

Un changement total de paradigme

A l’heure de cette grande transition que traversent la terre et l’humanité, deux grands courants prédominent : certains vivent dans la crainte de catastrophes, renforçant les structures rigides de leur ego ou de leur corps d’émotions, d’autres s’ouvrent au courant d’éveil immense qui submerge le collectif…
L’invitation de ce courant d’éveil se situe à un autre diapason du mode de fonctionnement normal. Il ne s’agit plus de donner le poids de son attention aux limites de la personne, mais de l’offrir à la plénitude d’Être. Que signifie cela dans le concret du quotidien ?

Le point de référence de beaucoup d’êtres est leur personnalité, leur structure égotique, émotionnelle, mentale ou physique. Et parce que nous nourrissons ce sur quoi nous mettons notre attention, ces structures apparaissent toujours plus prédominantes, plus opaques, semblant voiler la transparence de l’Être que nous sommes. Pourtant l’Être reste, éternel éveillé, Être d’Eternité, Être de Lumière. En lui offrant le poids de notre attention, c’est Lui que nous nourrissons, et l’existence se place dans un autre contexte, comme si nous jouions la mélodie de notre vie sur un autre diapason. Chaque plan d’existence individuelle a un plan correspondant à un niveau plus vaste. Le plan de l’Être est relié, dans sa nature même, à ce plan connu comme le Cœur.

Dans notre structure physiologique, le Cœur a sa porte, pourrait-on dire, dans le chakra du Cœur. Cela signifie que lorsque le centre de notre équilibre énergétique est replacé au niveau du chakra du Cœur, au lieu d’être au niveau de la tête ou des centres émotionnels de la gorge ou du plexus solaire, la porte est ouverte pour que la vie soit vécue depuis la dimension du Cœur, et soit pur reflet de cette dimension. Or le Cœur est l’expression de la dimension de Lumière. Alors que les plans du mental, des émotions ou de l’ego nous relient à la dimension de l’astral, le plan du Cœur nous relie à cette dimension qui ne connaît que l’Unité, l’Harmonie, et l’évidence que seule est la Lumière.

Il ne s’agit plus là de mentaliser un concept, mais de changer radicalement les paradigmes gouvernant notre existence.

La base de ce changement est l’ancrage dans son corps. En effet, lorsque notre énergie flotte au-dessus du corps, ou reste emmagasinée dans un mental hyperactif ou des émotions perturbées, l’énergie n’est pas ancrée dans la structure corporelle. L’ancrage implique que la structure corporelle est nourrie et traversée par un courant homogène d’énergie circulant verticalement dans tout le corps, le nourrissant, unifiant tous les centres d’énergie. Lorsque cet ancrage est suffisamment intense, le centre de la circulation d’énergie redevient naturellement le chakra du Cœur. Il agit alors comme un centre d’unification, et le fonctionnement de tous les autres centres d’énergie s’en trouve harmonisé, unifié. Et ce point d’équilibre dans le chakra du Cœur est comme une porte ouverte vers l’Unité.

Ce que beaucoup nomment la dimension de la Lumière a été bien galvaudé, et souvent perçu sous la coloration du monde mental ou égotique. Des histoires sont alors brodées qui semblent pourtant dépourvues de la limpidité de la dimension de Lumière.
Le Cœur est la dimension de l’unité. L’unité ne connaît que l’harmonie, la simplicité.

Le temps linéaire et la notion de l’espace sont alors ramenés à leur source, l’éternel et l’infini. Le déterminisme est ramené dans l’infinie liberté d’Être l’Être éternel, créateur de sa création.

En effet, même notre physique quantique nous montre ce qu’avancent les courants spirituels : la création n’est pas figée, mais elle est la création de l’observateur. Chaque Être est le créateur de sa propre création. Il suffit donc de retrouver les lois à la base de l’art de la création pour retrouver la liberté d’Être l’Être de lumière que nous aspirons à devenir. C’est cet art que les Êtres Ascensionnés, quels que soient les courants ou les traditions auxquels l’humanité les relie, nous invitent à retrouver.
Retrouver d’autres paradigmes, d’autres valeurs à la base de l’existence.

Par exemple, si le temps linéaire et l’espace ne sont que des illusions tridimensionnelles, et que la dimension de Lumière ne connaît que l’éternité et l’infini, alors la course du devenir à laquelle les personnalités s’adonnent avec intense passion n’a aucun sens ; ces dimensions d’elles-mêmes que la personnalité, l’ego, le mental, essaient d’atteindre, sont en fait déjà réalisées, car l’éternité ne connaît que la simultanéité. Il suffit de changer son regard.

C’est bien ce changement de regard qui est l’invitation. Ne plus essayer de gouverner son existence par la volonté de l’ego, mais laisser la détermination qui est la nature de l’Être exprimer la plénitude de l’autodépassement qui par nature est la caractéristique de la Vie.

Ne plus mettre son regard et le poids de son attention sur des limites à dépasser, des impossibles à résoudre, mais sur l’éternelle perfection de cet Être d’infinie simplicité et d’infinie splendeur qui est le Tout, la Vie, ce que JE SUIS.

Et parce que, comme je l’ai dit plus haut, l’attention est créatrice, le niveau de perfection de cet Être que JE SUIS commence à se matérialiser dans tous les domaines de notre quotidien.

La vision alors bascule de la fragmentation des limites et de la séparation vers l’unité de l’Être, exprimé pour se glorifier par l’unicité de chaque parcelle de création. Car l’Être, de par sa nature d’autodépassement, pour se glorifier, s’exprime à travers la multiplicité de la création. Chaque parcelle de cette multiplicité exprime la perfection de la totalité.

Le Cœur est la dimension de l’harmonie, de l’infinie créativité, de l’infinie spontanéité, de la joie créatrice. Et ces valeurs d’harmonie, de créativité, de spontanéité, de simplicité s’expriment alors naturellement à travers les différents domaines de notre quotidien. Il ne s’agit plus de contrôler, mais d’accompagner en conscience la nature de la Vie.

Ainsi la vigilance garde son rôle prépondérant dans notre existence. La Vigilance est cet accompagnement en conscience permanent de chaque moment d’éternité. Car puisque le libre arbitre est inhérent à la Vie, chaque Être est invité à accompagner de sa vigilance consciente chaque phase de la création de sa propre réalité. On est bien loin du pilotage automatique qui semble la caractéristique de l’existence dirigée par l’ego, le monde mental ou émotionnel.

Chaque Être est créateur de sa réalité, et la vigilance permet de choisir en conscience, éternellement, à partir d’où l’Être se place pour créer sa réalité.

Ceci rend l’existence exaltante. Cette vigilance et le fait de retrouver les lois de la création, les lois de la matérialisation des désirs, celles de la précipitation de l’intention, redonnent à l’existence la magie d’Être le Créateur, le Maître de sa propre destinée.

Les Êtres Ascensionnés nous rappellent que la matérialisation de la création est régie par l’union de trois principes fondamentaux : l’intention, l’attention et l’amour. L’Amour, disent-ils, est la clef maîtresse, la base et la source de TOUT. De l’océan d’amour émerge l’intention ; l’attention soutenue sur l’intention, sans admettre de décalage entre l’intention et sa réalisation, permet la réalisation instantanée de l’intention.

Et encore et toujours, l’invitation est de bien voir sur quoi nous mettons notre attention : sur la réalisation de l’intention, ou sur des événements indésirables, des catastrophes à éviter, qu’en fait nous nourrissons en leur donnant le poids de notre attention. Donnons-nous notre attention à cet Être d’infinie liberté que JE SUIS, ou aux limites de la personnalité et toutes les chaînes qui semblent la relier à la souffrance et aux limites ?

Et parce que la terre dans son ensemble retrouve cette dimension de Liberté qu’est la dimension de Lumière, l’importance de bien comprendre ce rôle prépondérant de l’union de l’Amour, de l’intention et de l’attention n’est que plus grande. Nous nourrissons ce sur quoi nous mettons notre attention.

Le collectif de l’humanité acceptera-t-il de déplacer le poids de son attention de problèmes à résoudre, de peurs de catastrophes à venir, vers la plénitude d’Être, Être de simplicité, de Puissance et de Lumière ?

Et même cette question est une fausse question, puisque chaque Être est la Totalité, donc la totalité du collectif.

Chaque Être acceptera-t-il de dire Oui à cette invitation grandiose qui reste un défi pour les limites de nos personnalités?

Que choisissons-nous de nourrir du poids de notre attention ?

Acceptons-nous de ne tourner notre attention que vers cette plénitude d’Être Être d’Amour, et sur l’actualisation de cette évidence d’Être Être d’Amour dans le concret de nos quotidiens?

L’invitation est faite à chacun, inconditionnellement. Et il est merveilleux de voir tous ces courants d’accompagnements offerts dans leur totale simplicité par les Êtres de Lumière. Pour nous rappeler que nous-mêmes sommes ces Êtres de totale transparence, de puissance et d’amour, créateurs de toutes nos apparences de vie. Et qu’ainsi le collectif de l’humanité quitte son rôle de victime et les jeux de pouvoir pour entrer dans le sens profond de l’incarnation…

Réapprendre l’art de la Création. Et sortir des habitudes des ego et des personnalités qui se croient victimes de circonstances ou de situations.

Il est exaltant d’Être vivant, et exaltant d’Être la Vie.

Source: Méditationfrance

par Agnès Bos

 site: Anandamath

Amitiés: Claude Sarfati.

Rendez-vous à la Foire de Châlons en Champagne le lundi 7 septembre 2015

foire de chalons

Comme chaque année, je participe à la journée de la voyance le lundi 7 septembre de 10 h à 17h dans le cadre de la foire de Chalons en Champagne.

Rendez-vous à l’espace Congrès, à côté du hall n°1.

Je vous propose des consultations de voyance avec Le Tarot, Le Yi King, Les pendules…

N’oubliez pas d’emmener des photos (sur n’importe quel support) si vous voulez évoquer d’autres personnes (photos sur lesquelles on voit les yeux des personnes).

N’hésitez pas à téléphoner pour avoir plus d’informations au : 06.59.45.03.09

En espérant vous rencontrer

Amitiés

Claude Sarfati

Chapitre XXV. La cité des saules

Le symbolisme de Tien-ti-houei a un caractère primordial.

Dabs l’initiation à la Tien-ti-houei, le néophyte, après être passé par différentes étapes préliminaires, dont la dernière est désignée comme le «Cercle du Ciel et de la Terre» (Tien-ti-kiuen), arrive finalement à la «Cité des Saules» (Mou-yang-tcheng), qui est aussi appelée la «Maison de la Grande Paix» (Tai-ping-chouang).

Le saule est, en Chine, symbole d’immortalité. Il équivaut à l’acacia dans la Maçonnerie ou au rameau d’or dans les mystères antiques.

…celui qui y est parvenu échappe par là même au mouvement de la «roue cosmique» et aux vicissitudes du yin et du yang, donc à l’alternance des vies et des morts qui en est la conséquence, de sorte qu’il peut être dit véritablement «immortel»; et, suivant la seconde signification, il y a là une allusion assez explicite à la situation «extra-cosmique» du «faîte du Ciel».“ (p. 203)

La Grande Ourse (sapta-riksha) est regardée symboliquement comme la demeure des sept Rishis, ce qui en fait bien un équivalent du «séjour des Immortels».

Ton arton ton epiousion (du texte grec de Pater) ne signifie nullement ‘le pain quotidien“, comme on a l’habitude de la traduire, mais bien littéralement «le pain supraessentiel», ou «supracéleste» si l’on entend le Ciel au sens extrême-oriental, c’est-à-dire procédant du Principe même et donnant par conséquent à l’homme le moyen de se mettre en communication avec celui-ci.

Récapitulation de toute la Maçonnerie ou description et explication de l’Hiéroglyphe universel du Maître des Maîtres, ouvrage anonyme attribué à Delaulnaye.

La lettre hébraïque iod, première du Tétragramme, représente le Principe, de sorte qu’elle est regardée comme constituant à elle-seule un homme divin. Sa valeur numérique est 10. La lettre I de l’alphabet latin est aussi un symbole de l’Unité.

qu’il s’agisse du iod hébraïque ou du i chinois, ce «premier nom de Dieu», qui était aussi, selon toute vraisemblance, son nom secret chez les Fedeli d’Amore, n’est pas autre chose, en définitive, que l’expression même de l’Unité principielle.“ (p. 208)

René Guénon,  »La grande triade » (extraits)

Chapitre XV. Entre l’équerre et le compas

Le compas et l’équerre correspondent symboliquement au cercle et au carré, c’est-à-dire aux figures géométriques qui représentent respectivement le Ciel et la Terre.

Dans le symbolisme maçonnique, le compas est normalement placé en haut et l’équerre en bas, entre les deux est figurée l’Etoile flamboyante, qui est un symbole de l’Homme.

L’Etoile à cinq branches est une figuration du microcosme. L’Etoile flamboyante est le symbole de l’homme régénéré, du Maçon. La Loge des Maîtres est appelée la Chambre du Milieu.

… la Maîtrise représente l’achèvement des «petits mystères», dont l’état de l’«homme véritable» est le terme même… (p. 129)

Le compas, symbole «céleste», donc yang ou masculin, appartient proprement à Fo-hi, et l’équerre, symbole «terrestre», donc yin ou féminin, à Niu-Koua, mais quand ils sont représentés ensemble et unis par leurs queues de serpents, c’est au contraire Fo-hi qui porte l’équerre et Niu-koua le compas.

René Guénon, La grande triade (extraits)

Chapitre XIII. L’Etre et le milieu

La nature humaine est formée de deux parties:  l’être en lui-même, qui représente son côté intérieure et actif; l’ensemble des influences du milieu dans lequel il se manifeste, et qui représentent son côté extérieur et passif.

Dans le symbole de la croix:… la verticale représente alors ce qui relie entre eux tous les états de manifestation d’un même être, et qui est nécessairement l’expression de cet être même, ou, si l’on veut, de sa «personnalité», la projection directe par laquelle celle-ci se reflète dans tous les états, tandis que le plan horizontal représentera le domaine d’un certain état de manifestation, envisagé ici au sens «macrocosmique»; par conséquent, la manifestation de l’être dans cet état sera déterminée par l’intersection de la verticale considérée avec ce plan horizontal.“ (p. 109-110)

L’être se manifeste en se revêtant d’éléments empruntés à l’ambiance, et dont la cristallisation sera déterminée par l’action, sur cette ambiance, de sa propre nature interne.

Il y a non seulement une hérédité physiologique, mais aussi une hérédité psychique, l’une et l’autre s’expliquant par la présence, dans la constitution de l’individu, d’éléments empruntés au milieu spécial où sa naissance a eu lieu.

Or, en Occident, certains refusent d’admettre l’hérédité psychique, parce que, ne connaissant rien au-delà du domaine auquel elle se rapporte, ils croient que ce domaine doit être celui qui appartient en propre à l’être lui-même, qui représente ce qu’il est indépendamment de toute influence du milieu.

D’autres, qui admettent au contraire cette hérédité, croient pouvoir en conclure que l’être, dans tout ce qu’il est, est entièrement déterminé par le milieu, qu’il n’est rien de plus ni d’autre que ce que celui-ci le fait être, parce qu’eux non plus ne conçoivent rien en dehors de l’ensemble des domaines corporel et psychique. (p. 111)

Ce sont deux visages du même erreur: celle d’avoir réduit l’être à sa seule manifestation individuelle, et d’avoir ignoré tout principe transcendant par rapport à celle-ci.

La dualité cartésienne «corps-âme» laisse abusivement l’esprit de côté. Cette dualité équivaut à celle du physiologique et du psychique, considérée comme irréductible et comprenant tout l’être dans ses deux termes.

En réalité, cette dualité comprend uniquement les aspects superficiels et extérieurs de l’être manifesté, apparentant au plan horizontal de l’existence.

… la situation de l’être dans le milieu étant déterminée en définitive par sa nature propre, les éléments qu’il emprunte à son ambiance immédiate, et aussi ceux qu’il attire en quelque sorte à lui de tout l’ensemble indéfini de sont domaine de manifestation … doivent être nécessairement en correspondance avec cette nature, sans quoi il ne pourrait se les assimiler effectivement de façon à en faire comme autant de modifications secondaires de lui-même.“ (p. 113)

L’être ne prend au milieu que ce qui est conforme à ses possibilités.

… les véritables causes de tout ce qui arrive à un être sont toujours, au fond, les possibilités qui sont inhérentes à la nature même de cet être, c’est-à-dire quelque chose d’ordre purement intérieur.“ (p. 113)

La relation qu’un être a avec un autre est la traduction, par rapport au milieu, d’une possibilité inhérente à la nature propre de cet être lui-même.

Jâti (sanskrit.)  naissance; espèce ou nature spécifique;

Les astres représentent la synthèse de toutes les catégories diverses d’influences cosmiques qui s’exercent sur l’individualité, et dont la plus grande partie appartient proprement à l’ordre subtil.

La vraie détermination ne vient pas du dehors, mais de l’être lui-même …, et les signes extérieurs permettent seulement de la discerner, en lui donnant en quelque sorte une expression sensible, tout au moins pour ceux qui sauront les interpréter correctement.“ (p. 118)

Chaque être participe d’une double nature, sulfureuse à l’intérieur et mercurielle à l’extérieur.

René Guénon, La grande triade (extraits)