Bonne année 2026 « Thanks for the Dance « 

Pour vous souhaiter une bonne année, je vous propose une des dernieres composition de Léonard Cohen:

Happens to The Heart

I was always working steady
But I never called it art
I got my shit together
Meeting Christ and reading Marx
It failed, my little fire
But it spread the dying spark
Go tell the young messiah
What happens to the heart


J’ai toujours travaillé assidûment
Mais je n’ai jamais appelé ça de l’art
Je m’étais repris
J’ai rencontré le Christ et lu Marx
Ça a échoué, mon petit feu
Mais ça a propagé l’étincelle mourante
Va dire au jeune Messie
Ce qu’il advient au cœur

There’s a mist of summer kisses
Where I tried to double-park
The rivalry was vicious
The women were in charge
It was nothing, it was business
But it left an ugly mark
I’ve come here to revisit
What happens to the heart


Il y a un brouillard de baisers d’été
Où j’ai tenté de me garer en double-file
La concurrence était vicieuse
Les femmes en étaient responsables
Ce n’était rien que du commerce
Mais ça a laissé une vilaine marque
Je suis venu ici pour revoir
Ce qu’il advient au cœur

I was selling holy trinkets
I was dressing kind of sharp
Had a pussy in the kitchen
And a panther in the yard
In the prison of the gifted
I was friendly with the guards
So I never had to witness
What happens to the heart


Je vendais des babioles religieuses
Je m’habillais de manière assez stricte
J’avais une chatte dans la cuisine
Et une panthère dans le jardin
Dans la prison des surdoués
Je sympathisais avec les gardiens
Afin de ne jamais avoir à témoigner
De ce qu’il advient au cœur

I should have seen it coming
After all, I knew the chart
Just to look at her was trouble
It was trouble from the start
Sure, we played a stunning couple
But I never liked the part
It ain’t pretty, it ain’t subtle
What happens to the heart


J’aurais dû le voir venir
Après tout, je connaissais la charte
Le simple fait de la regarder était un souci
C’était un souci depuis le début
C’est sûr, on a été un superbe couple
Mais je n’ai jamais aimé cette partie
Ce n’est pas joli, ce n’est pas subtil
Ce qu’il advient au cœur

Now the angel’s got a fiddle
The devil’s got a harp
Every soul is like a minnow
Every mind is like a shark
Me, I’ve broken every window
But the house, the house is dark
I care, but very little
What happens to the heart


Désormais l’ange a un violon
Le diable une harpe
Chaque âme est comme un fretin
Chaque esprit comme un requin
Moi, j’ai brisé chaque fenêtre
Mais la maison, la maison est obscure
Je m’inquiète, enfin très peu, pour
Ce qu’il advient au cœur

Then I studied with this beggar
He was filthy, he was scarred
By the claws of many women
He had failed to disregard
No fable here, no lesson
No singing meadowlark
Just a filthy beggar guessing
What happens to the heart


Ensuite j’ai étudié avec ce mendiant
Il était dégueulasse, il était effrayé
Par les griffes de nombreuses femmes
Il a échoué à les ignorer
Pas de fable ici, pas de leçon
Pas de sturnelle(*) qui chante
Juste un mendiant dégoûtant qui a deviné
Ce qu’il advient au cœur

I was always working steady
But I never called it art
It was just some old convention
Like the horse before the cart
I had no trouble betting
On the flood, against the ark
You see, I knew about the ending
What happens to the heart


J’ai toujours travaillé assidûment
Mais je n’ai jamais appelé ça de l’art
C’était juste une vieille convention
Comme les bœufs avant la charrue
Je n’ai jamais eu de souci à parier
Sur le Déluge contre l’Arche
Tu vois, j’ai su vers la Fin
Ce qu’il advient au cœur

I was handy with a rifle
My father’s .303
I fought for something final
Not the right to disagree


J’étais habile de mes mains avec un fusil
Le 303 de mon père
Je me suis battu pour quelque chose de définitif
Pas pour le droit de protester

Chanteurs : Leonard Cohen

Albums : Thanks For The Dance

*Sturnelle : Les Meadowlarks/Sturnelles sont des oiseaux des prairies du Nouveau Monde appartenant aux genres Sturnella et Leistes. Ce groupe comprend sept espèces d’oiseaux des prairies largement insectivores. Chez toutes les espèces, le mâle a au moins un dos noir ou brun et des parties inférieures largement rouges ou jaunes.

Traduction: Rausch

Amitiès: Claude Sarfati

Evolution de la nourriture

GURDJIEFF ELEVES

L’homme est une usine à trois étages. Nous avons dit qu’il y a trois sortes de nourriture, entrant par trois portes différentes. La première sorte de nourriture est ce que l’on appelle ordinairement « nourriture », pain, viande, etc.

Chaque sorte de nourriture est un do. Dans l’organisme, le do passe à la note suivante. Chaque do a la possibilité de passer à ré dans l’estomac, où les substances de la nourriture changent de vibrations et de densité, se transforment chimiquement, se mélangent, et, sous l’actions de certaines combinaisons, passent à ré. Ré a lui aussi la possibilité de passer à mi. Mais mi ne peut évoluer par lui-même : c’est la nourriture de la seconde octave qui lui vient en aide. Le do de la seconde sorte de nourriture, c’est-à-dire de l’air, aide le mi de la première octave à passer à fa, après quoi l’évolution peut se poursuivre. En un point similaire, la seconde octave à son tour a besoin de l’aide d’une octave plus élevée. Elle est aidée par une note de la troisième sorte de nourriture — l’octave des impressions.

Ainsi la première octave évolue jusqu’à si. La substance la plus fine que l’organisme humain puisse produire à partir de ce qui est habituellement appelé nourriture est si. L’évolution d’un morceau de pain va donc jusqu’à si. Mais si ne peut pas se développer davantage chez un homme ordinaire. Si la note si pouvait évoluer et passer au do d’une nouvelle octave, il serait possible de construire un nouveau corps au-dedans de nous. Mais pour cela, des conditions particulières sont nécessaires. L’homme, par lui-même, ne peut devenir un nouvel homme ; des conditions intérieures spéciales sont requises.

Georges Ivanovitch Gurdjieff

Gurdjieff parle à ses élèves (pages 261, 262)

Editions du ROCHER

 

Amitiés

 

Claude Sarfati

Sarvam Kalvidam Brahman « Tout dans cet univers est Brahman »

Une formule bien connue des Upanishads affirme : Sarvam Kalvidam brahman, « en vérité, tout cet univers (ou tout dans cet univers) est Brahman », est l’unique et éternelle Réalité suprême.

Concrètement et immédiatement, même si cette réalisation vous paraît lointaine, tout ce qui vous apparaît désastreux, déplorable, anti-spirituel n’en est pas moins une expression ou une manifestation de cette Réalité ultime. Et refuser les conditions dans lesquelles vous vous trouvez, vivre en porte-à-faux avec ce qui fait la réalité de votre existence ne peut pas constituer un chemin de libération.

Il y a différents points de vue, différents angles de vision de la vérité. Certainement le monde moderne qui a donné la primauté à l’avoir sur l’être est pathologique, la société entière est devenue divisée, schizophrène, mais c’est dans ce monde que vous vivez et, tant que vous ne l’avez pas quitté, une attitude négative vis-à-vis de ce monde ne pourra en rien vous faire progresser. Le principe qui doit toujours vous guider est celui-ci : « Pas ce qui devrait être, mais ce qui est. » Et seulement ce qui est, dans le relatif, peut vous conduire à ce qui est dans l’absolu. Il n’y a pas d’autre chemin. Ceux qui se contenteraient d’avoir une attitude critique vis-à-vis de ce monde moderne, de le refuser, de superposer ou surimposer sur leurs conditions réelles de vie un rêve ou une nostalgie d’autre chose ne pourraient pas progresser et tourneraient même le dos au chemin de la vérité.

D’un point de vue, il y a une différence certaine entre ce qui est sacré et ce qui est profane et vous avez le droit de voir clair, de distinguer ce qui dans le monde manifesté vous aide à trouver votre Centre, à trouver le Royaume des Cieux, qui est au-dedans de vous, et ce qui vous apparaît au contraire comme des conditions plus difficiles ; mais c’est vrai seulement d’un point de vue. Du point de vue ultime, toutes ces distinctions, même entre profane et sacré, s’effacent et chaque instant de la réalité est sacré. Du point de vue ultime, il n’y a pas de différence entre l’abbaye de Vézelay et le centre Georges-Pompidou. Tout est expression ou manifestation de la grande Réalité. Et, s’il y avait une distinction à faire, elle serait entre deux niveaux de réalité ou de vérité, le niveau manifesté, apparent, toujours changeant, celui de la multiplicité, et le niveau non manifesté, non changeant, celui de la Conscience suprême ou de l’Atman, du Soi, du Vide des bouddhistes mahayanistes, la seule Réalité qui soit immuable, non dépendante, jamais affectée.

Et le deuxième principe qui doit vous guider est bien connu car on le cite autant comme une parole zen, une parole soufie, une parole chrétienne ou une parole hindoue, c’est : « Ici et maintenant ». Ici et maintenant, au sens le plus strict de ces deux mots, ne veut pas dire « maintenant au xx° siècle, sans nostalgie d’une belle époque à jamais disparue », mais dans l’instant, dans la seconde même que je suis en train de vivre, et ici veut dire exactement là où moi je me trouve situé. Ce ici et maintenant est aussi infime dans le temps et dans l’espace qu’un point. Et, si vous quittez le ici et maintenant, le mental peut repartir dans de grandes constructions brillantes et vous arracher à la réalité qui est votre seul point d’appui et votre seule possibilité de découvrir ce que vous cherchez. Je tiens à insister là-dessus pour qu’une dénonciation même impitoyable du monde moderne ne vous engage pas dans une fausse voie. Si vous pouvez vivre dans un monastère, au moins de temps en temps, faites-le, et si vous pouvez vivre dans une communauté de soufis, faites-le. Vous y serait en effet soumis à des influences tout autres que celles qui composent votre existence. Mais ne rêvez jamais stérilement d’autre chose que ce qui est. Et n’oubliez pas que votre progression ne peut s’effectuer ailleurs que dans les conditions précises qui sont les vôtres à un moment donné. Sinon, il y aura nostalgie, rêverie mais aucun chemin réel. Et tant que vous n’êtes pas en mesure de quitter ce monde moderne, profane, matérialiste, acceptez-le, adhérez, ne projetez pas une réalité de votre invention sur la réalité telle qu’elle est.

Si vous pouvez contribuer à modifier les conditions de votre existence, faites-le. Si vous pouvez contribuer à redonner un certain souffle spirituel à ce monde moderne, faites-le, selon vos capacités, mais méfiez-vous de votre propre ego et de votre propre mental. C’est au-dedans de vous que se trouvent les forces qui peuvent vous maintenir dans le sommeil ou vous aider à vous éveiller. Plutôt que de déplorer les conditions matérialistes d’une société fondée sur l’avoir et regretter les conditions plus spirituelles d’une société fondée sur l’être, soyez dans la vérité de votre société à vous, qui n’est pas autre chose que celle où vous vous trouvez à l’instant même, et soyez vigilants par rapport à toutes les productions et projections de votre propre mental.

Je comprends bien- je le comprends d’autant mieux que je l’ai éprouvé et partagé – que puissent naître chez certains le refus d’un monde matérialiste et une intense aspiration à un monde différent qui serait vraiment le témoignage conscient, dans cette vie du changement et de la multiplicité, de l’autre niveau, celui de l’éternité comme celui de l’unité et de l’infini. Cette nostalgie m’a animé pendant des années : je ne lisais qu’un certain type de livres, je ne voulais voir qu’un certain type d’œuvres d’art, je ne recherchais qu’un certain type d’architecture et je finissais par ne plus trouver d’intérêt qu’aux êtres humains qui pensaient comme moi, c’est-à-dire qui avaient découvert l’enseignement de Gurdjieff ou Ramana Maharshi ou le bouddhisme zen.

Il y a là un piège subtil d’autant plus grave qu’il se présente comme un choix spirituel : refuser le matérialisme pour donner la place à l’esprit. C’est un mensonge qui consiste à rester dans votre monde à vous et à nier simplement ce que vous n’aimez pas. La véritable liberté se situe au-delà de toutes les oppositions, de toutes les polarités et même de toutes les distinctions. Elle s’exprime dans ces mots sanscrits : sarvam kalvidam brahman, « tout dans cet univers est Brahman », tout.

Arnaud Desjardins

La voie du cœur (p 42 à 45).

Editions : Pocket, Spiritualité

Amitiés

Claude Sarfati

Bonne année du Serpent de Bois

Le Nouvel An Chinois, également appelé le Festival du Printemps ou Chun Jie (春节) en chinois, est une célébration d’une profonde importance dans les communautés asiatiques à travers le monde. Cette fête millénaire est riche en histoire, en culture et en symbolisme, et elle marque le début du Nouvel An lunaire chinois. L’année 2025 est particulièrement significative, car elle célèbre l’année du Serpent de Bois dans le zodiaque chinois. Dans cet article, nous explorerons en détail les origines, la culture, les repas, les célébrations et les symboles qui rendent cette fête si unique et importante.

Histoire et Origines du Nouvel An Chinois

L’histoire du Nouvel An Chinois remonte à des milliers d’années, aux débuts de la civilisation chinoise. Ses origines sont entourées de légendes et de mythes, mais elles sont généralement associées à la dynastie Shang (1600-1046 av. J.-C.). À cette époque, le calendrier chinois était basé sur le cycle lunaire, et le Nouvel An marquait le passage de l’hiver au printemps. Cette transition était perçue comme un moment de renouveau, de renaissance de la nature et d’espoir pour l’année à venir.

L’Année du Serpent de Bois

Le Zodiaque Chinois

Le Nouvel An Chinois est marqué par le zodiaque chinois, également connu sous le nom de Shengxiao (生肖). Ce zodiaque se compose de douze signes animaux, chacun étant associé à une année spécifique selon un cycle de douze ans. Ces signes sont le Rat, le Bœuf, le Tigre, le Lapin, le Dragon, le Serpent, le Cheval, la Chèvre, le Singe, le Coq, le Chien et le Cochon. Chaque année est également associée à l’un des cinq éléments chinois : le Bois, le Feu, la Terre, le Métal et l’Eau. Cette combinaison crée un cycle de soixante ans, avec un signe animal et un élément associé à chaque année.

Caractéristiques du Serpent

Le Serpent, dans le zodiaque chinois, est réputé pour sa sagesse, son intuition et son charme mystérieux. Les natifs de ce signe sont souvent vus comme réfléchis, calmes et perspicaces. Ils sont également associés à la ruse et à la capacité de résoudre des problèmes complexes grâce à leur intelligence.

En 2025, l’année sera également influencée par l’élément du Bois, qui ajoute une dimension de croissance personnelle, de créativité et d’équilibre au Serpent. Les personnes nées sous le signe du Serpent de Bois sont perçues comme stratégiques, patientes et dotées d’une grande capacité d’adaptation. Ce mélange de traits suggère une année propice à la planification réfléchie et aux initiatives créatives.

Dates de début et de fin des années du Serpent

Chaque année du Serpent suit un cycle de douze ans. Voici quelques exemples des dates de début et de fin des années du Serpent :

  • Année du Serpent 1953 : du 14 février 1953 au 3 février 1954
  • Année du Serpent 1965 : du 2 février 1965 au 20 janvier 1966
  • Année du Serpent 1977 : du 18 février 1977 au 6 février 1978
  • Année du Serpent 1989 : du 6 février 1989 au 26 janvier 1990
  • Année du Serpent 2001 : du 24 janvier 2001 au 11 février 2002
  • Année du Serpent 2013 : du 10 février 2013 au 30 janvier 2014
  • Année du Serpent 2025 : du 29 janvier 2025 au 16 février 2026

Les natifs de l’année du Serpent sont souvent très valorisés pour leur capacité à s’adapter aux défis et à transformer les obstacles en opportunités. L’année 2025 sera marquée par des thèmes de réflexion, d’introspection et de renouveau créatif.

Source: Chine Informations

Amitiès

Claude Sarfati

Selection 2025 Guide de la Voyance