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Comment vos partisans interprètent la publicité et l’infrastructure commerciale en marge de votre travail littéraire qui entoure la connaissance que vous et vos compagnons disséminez ? Quelle est votre relation réelle avec Cleargreen Incorporated et les autres sociétés  (Laugan Productions, Toltec Artists) ? Je parle du lien commercial.

A ce point là de mon travail, j’avais besoin de quelqu’un capable de me représenter concernant la dissémination des idées de don Juan Matus. Cleargreen est une société qui a une grande affinité avec notre travail, tout comme Laugan Productions et Toltec Artists. L’idée de disséminer les enseignements de don Juan dans le monde moderne implique l’utilisation de medias commerciaux et artistiques qui ne sont pas à ma portée individuelle. En tant que sociétés ayant une affinité avec les idées de don Juan, Cleargreen Incorporated, Laugan Productions et Toltec Artists sont capables de fournir les moyens de disséminer ce que je veux disséminer. Il y a toujours une tendance chez les sociétés impersonnelles à dominer et à transformer tout ce qui leur est présenté, et de l’adapter à leur propre idéologie. Si il n’y avait pas un intérêt sincère de la part de Cleargreen, de Laugan Productions et de Toltec Artists, tout ce que don Juan a dit aurait à présent été transformé en quelque chose d’autre.

Il y un grand nombre de personnes qui, d’une façon ou d’une autre, « s’accroche » à vous afin d’acquérir une notoriété publique. Quelle est votre opinion sur les actions de Victor Sanchez, qui a interprété et réorganisé vos enseignements afin d’élaborer une théorie personnelle ? Et sur les affirmations de Ken Eagle Feather qui dit avoir été choisi par don Juan pour être son disciple, et que don Juan est revenu juste pour lui ?

En effet, il y a un grand nombre de personnes qui disent être mes étudiants ou les étudiants de don Juan, des personnes que je n’ai jamais rencontrées et qui, je peux le garantir, n’ont jamais rencontrées don Juan. Don Juan Matus était exclusivement intéressé par la perpétuation de sa lignée de chamans. Il avait quatre disciples qui sont encore là aujourd’hui. Il en a eus d’autres qui sont partis avec lui. Enseigner sa connaissance n’intéressait pas don Juan ; il l’enseignait à ses disciples afin de continuer sa lignée.

Dû au fait qu’ils ne pouvaient pas continuer la lignée de don Juan, ses quatre disciples ont été forcés de disséminer ses idées. Le concept d’un maître qui enseigne sa connaissance fait partie de notre système cognitif mais ne fait pas partie du système cognitif des chamans de l’ancien Mexique. Enseigner était pour eux absurde. Transmettre sa connaissance à ceux qui étaient sur le point de perpétuer sa lignée était un problème différent. Le fait qu’il y ait un certain nombre d’individus qui insistent pour utiliser le nom de don Juan est simplement une manœuvre facile pour en bénéficier eux-mêmes sans trop d’effort.

Considérons la signification du mot « spiritualité » comme étant un état de conscience dans lequel les êtres humains sont pleinement capables de contrôler le potentiel de l’espèce, quelque chose d’accompli en transcendant la simple condition animale au travers d’un dur entraînement psychique, moral et intellectuel. Êtes-vous d’accord avec cette affirmation ? Comment s’intègre le monde de don Juan dans ce contexte ?

Pour don Juan Matus, un chaman extrêmement sobre et pragmatique, la « spiritualité » était une idéalité vide, une assertion sans fondement que nous pensons être belle parce qu’elle est remplie de concepts littéraires et d’expressions poétiques, mais qui ne va jamais au-delà de ça. Les chamans comme don Juan sont essentiellement pratiques. Pour eux, il existe seulement un univers prédateur dans lequel l’intelligence ou la conscience est le produit de défis de vie et de mort. Il se considérait lui-même comme un navigateur de l’infini et disait que pour naviguer dans l’inconnu, comme le fait un chaman, on a besoin d’un pragmatisme sans limite, d’une extrême sobriété et de tripes en acier. En vue de tout cela, don Juan croyait que la « spiritualité » était simplement une description pour quelque chose d’impossible à atteindre à l’intérieur des schémas du monde de tous les jours, et que ce n’était pas une réelle façon d’agir.

Vous avez indiqué que votre activité littéraire, tout comme celles de Taisha Abelar et Florinda Donner-Grau, était le résultat des instructions de don Juan. Quel en est l’objectif ?

L’objectif d’écrire ces livres a été donné par don Juan. Il affirmait que même si on n’est pas écrivain on peut quand même écrire, mais écrire en tant qu’action littéraire est transformée en une action chamanique. Ce qui décide du sujet et du développement d’un livre n’est pas l’esprit de l’écrivain mais plutôt une force que les chamans considèrent comme le fondement de l’univers, et qu’ils appellent l’Intention. C’est l’Intention qui décide de la production du chaman, qu’elle soit littéraire ou de tout autre nature. D’après don Juan, un praticien du chamanisme a le devoir et l’obligation de se saturer avec toute l’information disponible. Le travail des chamans est de s’informer complètement à propos de tout ce qui est susceptible d’être relaté pour leur sujet d’intérêt. L’acte chamanique consiste à abandonner tout intérêt à diriger le cours que prend l’information. Don Juan avait l’habitude de dire : « Ce qui arrange les idées qui jaillissent d’un tel puits d’information n’est pas le chaman, c’est l’Intention. Le chaman est seulement un conduit impeccable. » Pour don Juan, écrire était un défi chamanique, pas une tâche littéraire.

Si vous me permettez la prochaine assertion, votre travail littéraire présente des concepts qui sont proches des enseignements philosophiques orientaux, mais il contredit ce qui est communément connu à propos de la culture indigène mexicaine. Quelles sont les similarités et les différences entre l’une et l’autre ?

Je n’en ai pas la moindre idée. Je ne suis instruit ni dans l’une ni dans l’autre. Mon travail est un compte-rendu phénoménologique du monde cognitif auquel don Juan Matus m’a présenté. Du point de vue de la phénoménologie en tant que méthode philosophique, il est impossible de faire des assertions qui sont reliés au phénomène examiné. Le monde de don Juan Matus est si vaste, si mystérieux et contradictoire, qu’il n’est pas pertinent dans le cadre d’un exercice de présentation linéaire ; tout ce qu’on peut faire c’est le décrire, et cela en soit est déjà un effort suprême.

En supposant que les enseignements de don Juan sont devenus une part de la littérature occulte, quelle est votre opinion à propos des autres enseignements de cette catégorie, par exemple la philosophie maçonique, le rosicrucianisme, l’hermétisme et des disciplines comme la kabbale, le tarot et l’astrologie, quand on les compare au nagualisme ?

Une fois encore, je n’ai pas la moindre idée de leurs prémisses, ou des points de vue et des sujets que traitent de telles disciplines. Don Juan nous a présenté le problème de naviguer dans l’inconnu, et cela prend tout notre effort disponible.

Est-ce que certains des concepts de votre travail, comme le point d’assemblage, les filaments énergétiques qui font l’univers, le monde des êtres inorganiques, l’intention, traquer et rêver, ont un équivalent dans la connaissance occidentale ? Par exemple, il y a certaines personnes qui considèrent que l’homme vu comme un œuf lumineux est une expression de l’aura.

Autant que je sache, rien de ce que don Juan nous a enseigné ne semble avoir une contrepartie dans la connaissance occidentale. Une fois, quand don Juan était encore là, j’ai perdu une année entière à chercher des gourous, des maîtres et des sages afin d’avoir une idée de leurs activités. Je voulais savoir s’il y avait quelque chose dans le monde de cette époque qui fut similaire à ce que don Juan disait et faisait. Mes ressources étaient très limitées et cela m’a seulement conduit à rencontrer des maîtres établis qui avaient des millions d’adeptes et, malheureusement, je n’ai pu trouver aucune similarité.

En se concentrant spécifiquement sur votre travail littéraire, vos lecteurs trouvent différents Carlos Castaneda. Nous trouvons d’abord un étudiant occidental quelque peu incompétent, souvent perplexe face au pouvoir de vieux indiens comme don Juan et don Genaro (principalement dans « L’herbe du Diable et la Petite Fumée », « Voir », « Voyage à Ixtlan », « Histoires de Pouvoir », et « Le Second Anneau de Pouvoir ».) Plus tard, nous trouvons un apprenti versé dans le chamanisme (dans « Le Don de L’Aigle », « Le Feu du Dedans », « La Force du Silence » et particulièrement dans « L’Art de Rêver ».) Si vous êtes d’accord avec cette assertion, quand et comment avez-vous cessé d’être l’un pour devenir l’autre ?

Je ne me considère pas moi-même comme un chaman, ou un maître, ou un étudiant avancé en chamanisme ; ni comme un anthropologue ou un scientifique en sciences sociales du monde occidental. Mes présentations ont toutes été les descriptions d’un phénomène qui est impossible à discerner selon les conditions de la connaissance linéaire du monde occidental. Je ne pourrais jamais expliquer ce que don Juan m’enseignait en termes de cause à effet. Il n’y avait aucun moyen de prédire ce qu’il allait dire ou ce qui allait se passer. Dans de telles circonstances, le passage d’un état à l’autre est subjectif et n’est pas quelque chose d’élaboré, ou de prémédité, ou le produit d’une quelconque sagesse.

On peut trouver des épisodes dans votre travail littéraire qui sont vraiment incroyables pour un esprit occidental. Comment quelqu’un qui n’est pas initié peut vérifier que toutes ces « réalités à part» sont réelles, comme vous l’affirmez ?

Cela peut être vérifié très facilement, en y consacrant totalement son corps, au lieu d’y consacrer son esprit. On ne peut entrer dans le monde de don Juan intellectuellement, comme un dilettante qui recherche une connaissance fugace et rapide. De plus, rien dans le monde de don Juan ne peut être vérifié absolument. La seule chose que nous pouvons faire est d’arriver à un stade de conscience accrue qui nous permet de percevoir le monde qui nous entoure de manière plus inclusive. En d’autres mots, le but du chamanisme de don Juan est de briser les paramètres de la perception historique et journalière et de percevoir l’inconnu. C’est pourquoi il se nommait lui-même un navigateur de l’infini. Il affirmait que l’infini se trouve au-delà des paramètres de la perception journalière. Briser ces paramètres était l’objectif de sa vie. C’est parce qu’il était un chaman extraordinaire qu’il a instillé ce même désir chez chacun d’entre nous. Il nous a forcé à transcender l’intellect et à incorporer le concept de briser les frontières de la perception historique.

Deuxième partie d’un interview de Carlos Castaneda publié par le magazine: Uno mismo au Chili et en Argentine en février 1997.

Amitiés

Claude Sarfati

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Par Daniel Trujillo Rivas.

Mr Castaneda, pendant des années vous êtes resté absolument anonyme. Qu’est-ce qui vous a conduit à changer cette condition et à parler publiquement des enseignements que vous et vos trois compagnons avaient reçus du nagual Juan Matus ?

Ce qui nous a poussé à disséminer les idées de don Juan Matus est un besoin d’expliciter ce qu’il nous a enseigné. Pour nous, c’est une tâche qui ne peut plus être reportée. Ses trois autres étudiantes et moi-même sommes arrivés à la conclusion unanime que le monde que don juan Matus nous a présenté se trouve à l’intérieur des possibilités perceptuelles de tous les êtres humains. Nous avons discuté entre nous de quel pourrait être le chemin approprié à prendre. Rester anonyme de la façon proposée par don Juan ? Cette option était inacceptable. L’autre chemin possible était de disséminer les idées de don Juan : un choix infiniment plus dangereux et épuisant, mais le seul qui, d’après nous, ait la dignité avec laquelle don Juan a imprégné tous ses enseignements.

En considérant ce que vous avez dit  à propos de l’imprévisibilité des actions du guerrier, et que nous avons pu corroborer durant trois décennies, pouvons-nous espérer que cette phase publique dans laquelle vous vous êtes engagée dure un moment ? Et si oui, jusqu’à quand ?

Il n’y aucun moyen pour nous d’établir de critère temporel. Nous vivons en accord avec les prémisses proposées par don Juan et nous n’en dévions jamais. Don Juan Matus nous a donné l’exemple formidable d’un homme qui vivait en accord avec ce qu’il disait. Et je dis que c’est un exemple formidable parce que c’est la chose la plus difficile à imiter ; être monolithique et en même temps avoir la flexibilité de faire face à n’importe quoi. C’était la façon dont don Juan vivait sa vie. A l’intérieur de ces prémisses, la seule chose que l’on peut être est un médiateur impeccable. On n’est pas le joueur dans ce jeu d’échec cosmique, on est seulement un pion sur l’échiquier. Ce qui décide de tout est une énergie consciente impersonnelle que les sorciers appellent l’Intention ou l’Esprit.

D’aussi loin que j’ai été capable de le  corroborer, l’anthropologie orthodoxe aussi bien que les défenseurs présumés de l’héritage de la culture précolombienne d’Amérique sapent la crédibilité de votre travail. La croyance selon laquelle votre travail est simplement le produit de votre talent littéraire qui est par ailleurs exceptionnel continue d’exister aujourd’hui. Il y a également d’autres domaines qui vous accusent d’avoir une éthique double parce que votre manière de vivre et vos activités sont supposément en contradiction avec ce que la majeure partie des gens attendent d’un chaman. Comment pourriez-vous éclairer ces suspicions ?

Le système cognitif de l’homme occidental nous force à nous fier à des idées préconçues. Nous basons nos jugements sur quelque chose qui est toujours « a priori », par exemple l’idée de ce qui est « orthodoxe ». Qu’est-ce que l’anthropologie orthodoxe ? Celle qui est enseignée dans les amphithéâtres d’université ? Pendant trente ans, les gens ont accusé Carlos Castaneda de créer un personnage littéraire simplement parce que ce que j’ai rapporté ne coïncide pas avec l’ « a priori » anthropologique, les idées établies dans les amphithéâtres ou dans le champs de recherche de l’anthropologie. Cependant, ce que don Juan m’a présenté ne peut s’appliquer qu’à une situation qui demande une action totale et, dans ces circonstances, très peu ou presque rien des préconceptions existantes. Je n’ai jamais été capable de tirer des conclusions sur le chamanisme car pour faire cela, on a besoin d’être un membre actif dans le monde des chamans.

Pour un scientifique en sciences sociales, disons par exemple un sociologue, il est très facile d’arriver à des conclusions sociologiques sur n’importe quel sujet relié au monde occidental, parce que le sociologue est un membre actif du monde occidental. Mais comment un anthropologue, qui passe tout au plus deux années à étudier d’autres cultures, peut-il arriver à des conclusions fiables à leur propos ? Il faut une vie entière pour être capable d’acquérir une appartenance à un monde culturel. J’ai travaillé durant plus de trente ans dans le monde cognitif des chamans de l’ancien Mexique et, sincèrement, je ne crois pas avoir obtenu l’appartenance adéquate qui aurait pu me permettre de tirer des conclusions ou même d’en proposer. J’ai discuté de cela avec des gens issus de différentes disciplines et ils semblaient toujours comprendre et être d’accord avec les prémisses que je leur présentais. Mais ensuite, ils me tournaient le dos et ils oubliaient tout ce à quoi ils avaient acquiescé et ils continuaient à soutenir des principes académiques « orthodoxes », sans se soucier de la possibilité qu’il puisse exister une erreur absurde dans leurs conclusions.

Quel est votre objectif en ne permettant pas d’être photographié, ni que votre voix soit enregistrée ou que vos données biographiques soient connues ? Cela affecterait-il ce que vous avez accompli au cours de votre travail spirituel, et si oui comment ? Ne pensez-vous pas qu’il aurait pu être utile pour certains chercheurs sincères de la vérité de savoir qui vous êtes vraiment, comme un moyen de corroborer qu’il est réellement possible de suivre le chemin que vous promulguez ?

En se référant aux photographies et aux données personnelles, les trois autres apprenties de don Juan et moi-même suivons ses instructions. Pour un chaman comme don Juan, l’idée principale derrière la réticence à fournir des données personnelles est très simple. Il est impératif de mettre de côté ce qu’il appelait « l’histoire personnelle ». S’échapper du « moi » est quelque chose d’extrêmement ennuyeux et difficile. Ce qu’un chaman comme don Juan recherche est un état de fluidité où le « moi » personnel ne compte pas. Il croyait qu’une absence de photographies et de données biographiques affecterait de façon positive, bien que subliminale, quiconque entre dans ce champ d’action.

Nous sommes sans arrêt accoutumés à utiliser des photographies, des enregistrements et des données biographiques, tout ce qui jaillit de l’idée de l’importance personnelle. Don Juan disait qu’il était préférable de ne rien savoir à propos d’un chaman ; de cette façon, au lieu de rencontrer une personne, on rencontre une idée qui peut être soutenue ; cela est à l’opposé de ce qui arrive dans le monde de tous les jours, où nous faisons face uniquement à des gens qui ont un grand nombre de problèmes psychologiques mais pas d’idées, toutes ces personnes sont remplies à ras bord de « moi, moi, moi ».

Première partie d’un interview de Carlos Castaneda publié par le magazine: Uno mismo au Chili et en Argentine en février 1997.

Amitiés

Claude Sarfati

Carlos Castaneda, le souffle du Nagual

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Sorcier blanc autoproclamé, Carlos Castaneda est né le jour de Noël 1925 au Brésil. Immigré aux Etats-Unis en 1951, il a suivi des études d’anthropologie à l’UCLA (Université de Los Angeles, Californie) avant de devenir très célèbre en 1968 avec la publication de son mémoire de maîtrise, consacré à un séjour mystique dans le désert de l’Arizona et du Mexique.

Le livre, intitulé L’herbe du diable et la petite fumée (The Teachings of Don Juan: A Yaqui Way of Knowledge) raconte sa rencontre avec un shaman, un vieux sorcier indien Yaqui mexicain, Juan Matus, qui l’a initié à un monde occulte ancien de plus de 2.000 ans grâce à de puissantes drogues hallucinogènes (peyotl, marijuana, champignons, etc.).

De phases d’extase en moments de panique mêlés, Carlos Castaneda décrit ses visions d’insectes géants ou sa transformation en corbeau et divers autres « états de la réalité non-ordinaire » dont il affirme qu’ils lui permettaient de parvenir à un état de suprême sagesse et de savoir.
L’herbe du diable et la petite fumée, mélange subtil d’anthropologie, de parapsychologie, d’ethnographie, de bouddhisme et sans doute aussi de fiction, tombe à pic pour la génération psychédélique des années ’60 et devient un best-seller dans le monde entier.

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En 1973, l’hebdomadaire Time choisit ce « Latino-américain costaud, affable et bourré de vitamines », aux « cheveux noirs, ondulés, coupés courts » et aux yeux brûlant « d’une vivacité humide », pour illustrer la renaissance spirituelle américaine. L’image de couverture du magazine est une gouache représentant Carlos Castaneda devant un corbeau aux ailes déployées, sur fond de désert, un pied de peyotl à la place de l’oeil droit.
Discrédité auprès des universitaires — le vieux shaman indien n’ayant jamais été retrouvé, ses pairs anthropologues accusent Carlos Castaneda de l’avoir inventé — l’écrivain mystique poursuit néanmoins son aventure initiatique.

Il publie de nombreux livres à succès, dont notamment Voyage à Ixtlan, Histoires de pouvoir et La force du silence.

Auteur au total de dix livres traduits dans le monde entier, il influence toute une génération et est aujourd’hui considéré comme l’un des pères du New Age.

En 1995, lors d’un séminaire, Carlos Castaneda a démenti avoir inventé le récit de L’herbe du diable mais a cependant fait marche arrière sur le recours aux drogues pour ses expériences mystérieuses, reconnaissant que son « hypothèse sur le rôle des plantes psychotropes était erronnée ».

Parmi bien d’autres écrivains du dernier quart du XXe siècle, Joyce Carol Oates a estimé que l’oeuvre de Carlos Castaneda a marqué un véritable tournant dans la littérature. « Ses livres me semblent être de remarquables oeuvres d’art, sur le thème à la Herman Hesse de l’initiation d’un jeune homme à un autre mode de la réalité. Ils sont très bien construits. Les dialogues sont parfaits. Le personnage de Don Juan est inoubliable ».
Carlos Castaneda était très discret de son vivant. Il évitait soigneusement photos et interviews et entretenait le plus grand flou sur les détails de sa vie. Il s’est éteint comme il avait vécu, dans le calme, le secret et le mystère, le 27 avril 1998, à son domicile de Westwood (Californie), des suites d’un cancer du foie. Sa mort n’a été annoncée officiellement que deux mois plus tard par l’avocat chargé de son exécution testamentaire. Conformément à ses dernières volontés, son corps avait été incinéré et ses cendres dispersées au-dessus du désert mexicain.

« La mort est le plus grand des plaisirs, aimait à dire Carlos Castaneda, c’est pour ça qu’on la garde pour la fin« .

Source: La République Des Lettre

 
 
 
 
L’art du guerrier consiste à équilibrer la terreur d’être un homme avec la merveille d’être un homme. (La Roue du temps).
 
 
 
 
 
Voici un premier article pour (re) découvrir une personnalité très controversée mais dont l’œuvre reste un témoignage majeur de la tradition Toltèque.
 
à suivre…
Claude Sarfati

Taoïsme ou Chamanisme ?

Taoïsme ou Chamanisme ?

…L’une des particularités fondatrices de la civilisation chinoise, comparativement aux autres grandes cultures nées sur le continent eurasien, est sa sédentarité plurimillénaire.  Plus profondément qu’aucun autre peuple, les communautés chinoisent plongent leurs racines dans le lieu où elles habitent. Aujourd’hui encore, l’identité entre un village et une famille est une réalité profonde. Quand, en chinois, on parle du « village des Zhang », c’est que véritablement dans ce village la quasi-totalité de la population porte ce patronyme. A Shaoshan, le lieu de naissance de Mao Zedong par exemple, aujourd’hui encore les trois quarts de la population (trois cent mille habitants) ont pour nom de famille Mao !

Unie par le même nom, la communauté villageoise se perçoit elle-même comme une communauté familiale. Elle confirme ce sentiment à des occasions diverses : d’une part, les cérémonies rituelles d’hommage à l’ancêtre fondateur du clan -maillage dans la durée, prolongation du culte ancestral propre à chaque famille- et, d’autre part, celles dédiées à l’esprit du lieu, le shen de l’endroit, qui habite par exemple le grand et vieil arbre qui pousse au centre du village- maillage dans l’espace caractéristique des « cultes populaires ».

A la différence des rituels privés, familiaux, de reliement avec les ancêtres qui ne demandent à celui qui en a la charge aucune autre compétence que d’être le fils aîné, le dialogue avec les esprits n’est pas à la portée de tous. Il requiert des aptitudes spécifiques qui s’acquièrent ou se développent à l’aide d’un apprentissage corporel exigeant et d’un enseignement oral qui se transmet de maître à disciple dans une atmosphère de secret, ce que l’on regroupe généralement sous le nom de « chamanisme ».

L’académicien François Cheng n’hésite pas à employer ce mot dans son anthologie de la poésie chinoise à propos des Chants de Chu, un grand poème de Qu Yuan (310-278) qui est considérée comme l’œuvre fondatrice de la poésie chinoise : « d’inspiration chamaniste, au rythme long et incantatoire, débordant d’images rêvées ou mythiques, les Chants de Chu sont avant tout une recherche de la communion avec les éléments de la nature, transformés en autant d’Esprits, et par là une quête nostalgique du divin ».

Répandu dans toutes les cultures anciennes du globe, le chamanisme est une sorte d’animisme généralisé qui repose sur une triple croyance : tout ce qui vit est composé d’une forme visible et d’une forme invisible ; chez les vivants, la partie visible est prédominante, chez les défunts, c’est le contraire ; certains humains, les chamanes, peuvent voyager entre ces deux niveaux et sont capables d’intervenir dans le monde invisible…

Pages: 36, 37, 38

Les trois sagesses chinoises

Taoïsme, Confucianisme, Bouddhisme

Cyrille J-D Javary

Editions: Albin Michel

Merci Cyrille pour la qualité, la simplicité de ton écriture,

la sobriété, le désir d’être compris de tous par tes mots.

Amitiés, bon dimanche: Claude Sarfati.

Où en serions-nous si tout avait pu être prouvé ?

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Interview de Castaneda par Kala Ruiz

Le 26 janvier 97 l’inattendu arriva: Castaneda apparut devant des milliers de personnes réunies pour un séminaire, afin de confirmer que le chemin du guerrier existe, que c’est une expérience possible qui peut être pratiquée par n’importe qui, par le biais de la Tenségrité. Le pittoresque personnage était là, le sorcier nagual. Tout petit et mince, avec des yeux d’aigle, riant joyeusement, jouant à inventer des instants, rompant le formalisme par des blagues intelligentes.(…)

Comment définiriez-vous don Juan, votre maître et ami ?

C’était un chaman, bien que lui me disait toujours : « Je ne suis pas un chaman, connard, je suis un sorcier ! »- Il était grossier.

Qu’est-ce que la sorcellerie ?

C’est l’art d’interrompre le flux du système d’interprétation…c’est une autre manière d’interpréter. Dans l’ancien Mexique, il y avait un « genre » entier qui se vouait à élargir les limites de la perception. Des choses incroyables pour le mental normal pouvaient arriver alors. C’étaient des êtres rituels, capables de cacher des choses d’une valeur inestimable.

Comment se manifeste cette sorcellerie ou magie ?

Nous pouvons percevoir l’énergie telle qu’elle circule dans l’univers. Pouvoir voir l’énergie, ne serait-ce qu’un instant, donne de la réintègration, quelque chose d’inouï se regroupe, nous n’avons pas de pratique. Cela se regroupe dans une autre perception et nous sommes face à un autre univers. Il y a des sorciers capables de faire des choses inouïes. Mais nous restons toujours avec des idées qui ne nous permettent pas de développer le potentiel humain, comme la science. On m’a dit: « ça n’est pas scientifique, Carlos, c’est de la pure superstition ! » Mais où en serions-nous si tout avait pu être prouvé ?

Quels furent les facteurs, dans votre enfance, qui vous ont mené à être le personnage que vous êtes aujourd’hui ?

Quand je fus conçu, il n’y eut pas d’excitation sexuelle, c’est pourquoi je suis sorti biscornu. Don Juan me disait: « Je vois que ta mère n’a même pas su ce qui lui arrivait ; elle n’a rien senti. Ton père n’aimait pas l’acte sexuel et ils t’ont conçu derrière une porte, c’est pourquoi tu es sorti petit et nerveux. Regarde-toi : tu agis toujours comme si tu étais poursuivi. Tu es toujours à la recherche de quelque chose, et tu te déplaces partout avec cette anxiété, parce que ta conception a été super-civilisée; c’est ce qui arrive à presque tout le monde. C’est pour ça qu’il t’est difficile de sauter dans l’intention des sorciers. Si tu veux être l’égal des gens conçus avec passion et qui sont capables de tout, qui ont une énorme énergie qui ne peut pas se perdre, se dissiper…ça va être difficile, parce que tu es le produit d’une baise ennuyeuse. Tu vas devoir faire un énorme travail pour remettre à leur place tous tes morceaux énergétiques afin de pouvoir sauter dans d’autres dimensions.

Pourquoi les élèves de don Juan furent-ils si peu nombreux ?

Don Juan ne voulait pas d’élèves placés sous les projecteurs parce qu’ils se seraient épuisés trop vite. C’est pourquoi moi, les trois sorcières : Florinda, Taisha et Carol, et les Chacmools, sommes en train d’essayer d’enseigner et de transmettre tous ses enseignements.

Nous savons que Carol Tiggs a disparu pendant des années de cette réalité, pouvez-vous nous dire quelque chose à ce sujet ?

Carol Tiggs…un être assez extraordinaire. Elle est partie…elle a disparu en tant que personne du monde quotidien. Cela peut sembler stupide, mais si nous suivons le raisonnement de don Juan, c’est tout ce qu’il y a de plus naturel. La Mer de la Conscience est là pour les sorciers, et nous pouvons l’utiliser comme moyen de…des choses irrationnelles peuvent arrivées. Disparaître est naturel dans notre monde cognitif. Carol Tiggs a été absente pendant 10 ans. Mais un jour, j’étais dans une librairie, fouinant, quand soudain…je vois une grosse tâche ambrée, la couleur de la discipline du sorcier.
La couleur ambre n’est pas naturelle…je me suis approchée de la grosse tâche, et j’ai commencé à distinguer comme un tunnel depuis lequel une silhouette avançait vers où j’étais…c’était Carol Tiggs ! Je ne savais pas où elle avait été pendant 10 ans. Notre nostalgie pour elle était telle, pour les trois qui étaient restés, que nous ne pouvions pas parler d’elle, ni penser à elle; c’était très dangereux. Mais maintenant elle est là et elle paraît avoir 25 ans. Elle a navigué dans une autre réalité.

Sommes-nous les héritiers de la connaissance de l’ancien Mexique ?
En vérité non, ça ne nous intéresse pas, nous avons d’autres priorités. Non, ce n’est pas son Mexique ni le mien, mais oui nous pouvons y avoir accès.
Quelle est la barrière, qu’est-ce qui nous retient ? Beaucoup de choses. Mais nous sommes les possesseurs d’un système extraordinaire. Mais que faisons-nous ? Nous nous saoulons, nous engloutissons n’importe quoi : de la nourriture, des pastilles…C’est ça l’amour personnel ? Nous sommes les plus égomaniaques, nous sommes régis par des idéaux qui n’ont pas de sens. Comment contribuons-nous à la connaissance, que voulons-nous de la vie ? Punaise! Quelle stupidité ! Je suis « old age » disait don Juan.

Que désireriez-vous faire de plus dans cette vie ?

Je dois découvrir tout ce que je peux pendant que j’ai cette conscience. Don Juan disait : « Je ne suis pas d’accord avec les accords auxquels je n’ai pas participé. Par exemple, la vieillesse, je n’ai pas accepté d’être vieux. C’est pourquoi je suis jeune, il est de mon devoir de le refuser. »

Que pensez-vous de l’égo, du moi ?

Don Juan disait qu’il n’y a pas à faire étalage de l’égomanie, du moi, moi, moi. On ne peut pas être sous les feux de la rampe tout le temps. Il me disait que j’étais un égomaniaque: « Plus on est petit, plus on est egomaniaque ». Pour lui, j’étais « Monsieur Cauchemar ».

‘Mais qu’est-ce que cela vous apporte don Juan, votre relation avec moi », je lui demandais. Il disait : « Beaucoup, chaque fois que je te vois j’ai la nausée; j’ai envie de vomir ; et tu as remarqué ? Tu vois ?…Tu me renouvelles. »

Je lui ai donné des années de bonheur, parce qu’il était plié de rire avec moi. Il ne laissait passer aucune opportunité pour m’enseigner quelque chose ; en plus, il se voyait toujours si jeune et moi si vieux, car je m’adonnais au vin et à la cigarette, j’allais chez lui à moitié assommé pour me donner du courage.

Un jour, don Juan m’a dit: « Nous allons partir dans la montagne 10 jours. De combien de paquets de cigarettes as-tu besoin? » – « Environ 10 », répondis-je.

« Très bien, dit-il, alors empaquettes-les soigneusement avec du ruban adhésif et compacte-les parfaitement pour que les coyotes ne les trouvent pas. »

Immédiatement après je me mis à préparer les paquets, en faisant plusieurs tours avec du ruban adhésif; j’inventai même un mécanisme où je laissai un trou pour y passer ma main, afin de pouvoir sortir un paquet, et une fois le paquet sorti, le tout pouvait rester à nouveau scellé, une merveilleuse invention ! Nous partîmes dans la montagne. Le deuxième jour au matin, mes paquets de cigarettes avaient disparu ; on voyait seulement les empreintes des coyotes et des paquets arrachés.

« Ah! Ne t’en fais pas, dit don Juan,  je ne crois pas qu’ils l’aient emporté bien loin. Nous allons chercher ton paquet de cigarettes.  »

Pendant huit jours nous avons cherché le paquet de cigarettes, en haut de la colline, en bas de la colline, en haut de la côte, en bas de la côte. Ma condition physique précaire était en train de me tuer, je marchais avec la langue pendante, jusqu’à ce que je m’allonge sur le sol en disant:
 » Je me rends, je n’en peux plus. »
« Tu ne veux plus chercher tes cigarettes ? », me demanda-t-il.
« Non, répondis-je, tout ce que je veux c’est survivre »(avec la gorge sèche, crachant du goudron).
« Très bien, dit-il, alors le voyage se termine ici ». Il entrouvrit quelques buissons et là, juste devant mon nez, apparut sa maison. C’était sa manière de transmettre ce qu’on ne peut interpréter. Là s’arrêta pour moi le vice de la cigarette et du vin, pour toujours. Il faisait ces choses…comme effiler mes pulls de Dinamarca et me remettre la pelote de fil. Pourquoi ? Pour que j’interrompe mon système interprétatif, pour me laisser libre, sans information et sans syntaxe.

Comment est la vie d’un sorcier ?

Si ce que vous faites n’a pas d’influence sur votre vie, ça ne sert à rien. Pour un sorcier c’est une aberration. Vous ne pouvez pas être érudit de 9h à 15h et être un pou le reste du temps. Vous devez être un guerrier impeccable à temps complet. Après avoir eu connaissance de ça, on doit se comporter avec impeccabilité. Don Juan disait qu’on ne peut pas insister sur les choses, elles arrivent d’une manière naturelle, si vous insistez, zou !, la magie s’arrête.

Que pensez-vous de cette vague de mécontentement envers le New Age ?

De quoi pourrais-je me préoccuper si à mon âge je suis old age ? La sorcellerie c’est être vieux et jeune en même temps. Le New Age, c’est de la connerie. Je ne peux pas me permettre le luxe d’être égomaniaque. Don Juan me l’a enlevé. Il me disait: « Ton égo est comme un clou, ça va te faire un peu mal, mais je vais te l’enlever. » Et…poum !, il me l’enlevait. Je lui disais : « Merci, je me sens bien. » – « Ne t’emballe pas…tu as 13 clous. » Parfois je lui disais : »Enlevez-moi un autre clou », et il me répondait : « Non, pas aujourd’hui. »

Vous avez laissé tomber l’anthropologie pour le chemin du nagual ?

J’ai laissé tombé l’anthropologie et tout ce qui incombe au monde quotidien, mais ça m’a donné quelque chose d’inouï : la lutte, le combat… l’objectif est à l’horizon, pas ici. Cessez d’être des hommes, des machos latins, lâchez les rennes. Votre mère vous a fait croire que vous étiez extraordinaire, parce que vous étiez un homme « pimenté ».

On vous a appris que les femmes étaient à votre service ; comme disait Aristote : « Les femmes sont des hommes impotents. » Le fait que beaucoup de femmes et Carol Tiggs soient meilleures que moi, ça c’est une révolution.

Quel était le but de don Juan en transmettant ses connaissances ?

Don Juan n’était ni un maître ni un gourou, il voulait perpétuer sa lignée. Et cette énorme responsabilité retomba sur moi. Mais je ne suis pas comme lui, je ne peux pas la perpétuer. Je suis même plutôt là pour fermer le cercle de la lignée…mais avec extrêmement d’élégance. Et avec les passes magiques de la Tenségrité qui sont une force agglutinante. On nous a enseigné 41 lignes entières de passes magiques. Je n’ai pas de secrets, je veux créer une « commotion cérébrale » pour que nous parvenions à une révolution énergétique.

Rien de old ou new age, pas de religion, rien…mais nous sommes intéressés à utiliser ces passes magiques vieilles de plusieurs milliers d’années ; elles ne peuvent plus rester avec nous. Nous les avons amalgamées ; cela fait 15 ans que nous pratiquons afin de voir si on peut créer un agglomérat de champs énergétiques. Je veux fermer la lignée avec une grande explosion, laissez-moi vous toucher, révéler, transmettre les connaissances.

En 1973, don Juan s’est transformé en lumière, en serpent à plumes. Lui et ses associés ont fait un tour final. Il arrive un moment où la Terre vous dit : « Tu es libre…va t’en ! » Une existence si énorme qui est consciente d’un microbe comme moi ! (presque en pleurant) Elle me transporte !…comme une mère pleine d’amour.

Comment traiter avec un égomaniaque ?

Don Juan disait : « Tu peux dire la pire des insultes aux gens, mais si tu le dis sur un ton d’adulation…ils restent enchantés. » Pour pouvoir être un guerrier, la première chose est de se détacher du moi personnel. A quoi bon se mettre en colère ? La bataille n’est pas ici, elle est à l’horizon.

Peut-on voler son énergie à quelqu’un  ?

Personne ne vole notre énergie, nous la dispersons.

Dans quelles parties du corps s’emmagasine l’énergie ?

Dans la vésicule, la rate, le pancréas, le foie et les glandes surrénales. L’oeuf lumineux qui est autour de tout le corps capte l’énergie et la charge dans ces organes. Les femmes ont un autre centre énergétique : l’utérus.

Qu’en est-il de la génétique ?

La commande génétique ne peut plus être la reproduction; la commande génétique aujourd’hui doit être l’évolution. La semence masculine est à un niveau très bas ; nous sommes sur le point de nous éteindre et nous restons pris dans des imbécillités.

Le dialogue intérieur est-il bien ou mal pour un guerrier ?

Il est toujours en faveur du moi. Il faut arrêter le dialogue à coups de pied, perdre l’importance personnelle. Comment ? Comme on peut.

Pourquoi les exercices de Tenségrité que vous allez enseigner à ce séminaire est-elle si importante ?

Parce qu’ils sont conçus spécialement pour la vallée de Mexico.

La Jornada – janvier 97

Amitiés

Claude Sarfati