Retour de prédictions

Dans l’article du mecredi 15.10.08, j’annonçai:

Bertrand Delanoé premier secrétaire du parti socialiste.

A ce jour, nous savons déjà que cela est impossible. Les arcanes du P.S sont vraiment impénétrables! voici le billet déposé sur le journal de demain:

Bonjour,

Mes tirages de Yi King concernant cette élections ne donnaient aucun vrai gagnant.

Les tirages sur Mme Royal lui donnaient un bon score qui ne lui permettrait pas cependant de prendre le parti.

Les tirages de Delanoé étaient favorables aussi sans pouvoir atteindre de majorité non plus.

Ceux de Mme Aubry montraient un bon score aussi suivis d’une rétractation.

Ceux de Benoît Hamon positifs aussi.

Je ne connaissais pas bien le fonctionnement du P.S (mais qui les comprend ?), ma théorie était que Ségolène Royale allait se mettre d’accord avec Bertrand Delanoé , qu’elle allait accepter de se retirer (tout en préparant les élections de 2012) et laisser le poste de premier secrétaire pour devenir la prétendante officielle du parti socialiste au poste suprême de l’état.

La majorité des voix s’étant reporté sur Ségolène Royal, ce scénario ne vaut plus rien. Car si Mme Royal (malgré ses ambitions) était arrivée deuxième, elle aurait respecté le vote des militants et ce serait ralliée à la motion représentée par Delanoé, ici le scénario étant inversé, rien ne va plus.

Derrière Delanoé se trouvent les plus farouches opposants à Ségolène, la vieille garde ne se rend pas !

Des alliances contre nature se font, des courants contraires se rallient, après le :  »tout sauf Sarkozy » (beaucoup dynamisé par Ségolène) , voici venu le temps du tout sauf Ségolène.

Mathématiquement, en ajoutant les scores de Martine Aubry et de Bertrand Delanoé, il se crée une majorité virtuelle ; cependant les élus ne sont pas propriétaires de leurs voix, et le électeurs confirmeront leur vote en élisant Ségolène Royale au poste de première secrétaire du P. S, …O.K, mais après ?

J’avais déjà écrit sur le papier concernant les présidentielles de 2007 que Ségolène Royal créait un nouveau parti.

Va t’elle réussir à réformer un P.S agonisant, il me semble qu’une scission devient inévitable et souhaitable pour la démocratie.

Voilà une analyse qui ne voudrait pas masquer ma part d’erreur en donnant Delanoé favori

Amitiés: Claude Sarfati

Jacques Brel, Vivre debout

Le 9 octobre 1978, j’avais 17 ans et je passais la dernière année de mes courtes études au lycée de Mirepoix dans l’ariège. C’est un de mes frères qui est venu m’annoncer la nouvelle : -t’es au courant Claude, Jacques Brel est mort ! non, je n’étais pas au courant, depuis l’automne 77 où l’on avait entendu la voix de Brel, vieillie, rocailleuse, hurler : mourir cela n’est rien, mais vieillir, oh vieillir, il courait nombre de rumeurs sur l’état de santé de l’artiste.

Ce fût ma première mort, avant les autres, la première qui me laissait avec des larmes inutiles et le sentiment d’injustice que l’on ressent à ces moments là.

Tellement de « salauds » étaient bien vivants !

Des gens peuvent trouver puéril de considérer un artiste comme un membre de sa famille, un membre de son clan, j’écoutais Brel dés l’âge de 10 ou 11 ans et j’avais acheté tous ses disques avec mes petits sous d’enfants ; je rêvais de le rencontrer un jour…

Cet homme aura marqué ma vie au point de la changer ; si je souffrais beaucoup d’être, je ne savais pas bien comment le manifester. J’écrivais des tonnes de pages en écoutant : Ces gens là, L’ivrogne, Le Diable (ça va), Mon enfance, Les marquises, voir un ami pleurer, Orly, Au suivant, Quand on a que l’amour, etc.

C’est à l’heure de la mort de Brel que ma décision fût prise, je partirais. J’aurai le courage de tout laisser derrière moi et d’aller sur des chemins inconnus.

On à tout dit sur cet immense artiste Belge et l’on dira beaucoup encore. Pour moi, il était l’expression vivante du courage, de l’authenticité coûte que coûte, pas de concession, pas de faux semblants. Seulement la nécessité de vivre dans l’absolu, de vivre debout !

D’une certaine manière Jacques Brel fût celui qui m’a enseigné comment « bien vivre ».

Vous trouverez sur ce blog, des textes de chansons, des passages de ses films, des mots…

Comme par exemple : « pour moi un artiste, c’est quelqu’un qui à mal aux autres » ou bien : « La Belgique mérite mieux qu’une querelle linguistique »

Il nous manque sa voix, ses mains qui ne savent pas bien comment se placer, son courage, son coeur d’enfant, ses incertitudes, sa vraie humilité, son rire à dérider le désert… Cette vraie noblesse si rare.

 

Dalida, Il pleut sur Bruxelles.